3e mandat par procuration : Le Président soutiendra un candidat en 2019

, par  masterEveil , popularité : 18%

Les défenseurs d’un 3e mandat du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz sont à demi déçus. L’homme fort de Nouakchott a été catégorique, dans sa récente interview accordée Aziz au magazine « Jeune Afrique », où il tranche sur son avenir post 2019, en affirmant son intention de quitter le pouvoir, mais d’apporter son soutien à un candidat à la présidentielle attendue avec impatience par les acteurs politiques mauritaniens de tout bord l’année prochaine.
C’est en quelque sorte « un 3e mandat par procuration », avec un Président soutenu par l’homme du sérail, donc un candidat partant favori, dont le rôle serait de forme, recevant les instructions du Boss, en retrait.
Ainsi dit le Chef de l’Etat mauritanien à la « A la Une », dudit magazine « Je soutiendrai un candidat en 2019.
Les éclairages apportés par Ould Abdel Aziz interviennent dans un contexte politique marqué par une vive polémique sur le 3e mandat et sur le positionnement réel du Président sur cette échéance décisive qui profile à l’horizon, après 10 ans de pouvoir de l’actuel régime.
Le Président qui est même descendu de son véhicule, à son retour de Bruxelles, pour saluer les défenseurs du 3e mandat, massés autour de la route où son cortège passait.

Compagnie aérienne pour le G5

« Nous travaillons ainsi à la création d’une compagnie aérienne, dont l’étude est déjà prête. Nous allons aussi mutualiser nos moyens.
Par exemple, nous n’avons pas besoin de plusieurs écoles supérieures dans notre région si l’on spécialise chaque pays.
Surtout, on ne peut pas œuvrer au développement économique si nos peuples ne sont pas en sécurité. Une fois tous ces défis relevés, la situation de nos pays pourra s’améliorer.
C’est un combat de longue haleine qui suppose un soutien financier et politique important de la part de nos partenaires », a déclaré le président dans ledit entretien.

A propos de l’accord gazier sénégalo-mauritainien

« On ne peut pas se réveiller un beau jour, prendre une feuille de papier et signer un accord. C’est un processus qui prend du temps avant d’aboutir. Entre deux États voisins, nous partageons beaucoup de choses, que ce soit le fleuve ou nos ressortissants », a dit le Chef de l’Etat mauritanien, à propos du processus afférent à la signature de l’accord gazier entre le Sénégal et la Mauritanie.
Macky Sall et moi avions la responsabilité de faire le bon choix pour rapprocher nos pays. Les infrastructures d’exploitation seront d’ailleurs installées à nos frontières.
Nous n’avons pas cherché à satisfaire les intérêts de nos États, mais ceux de nos deux peuples car, en exploitant rapidement ce gisement, nous améliorerons leurs conditions de vie.
Ce ne sera certainement pas le seul que nous aurons à partager, c’est pourquoi il était de notre devoir d’y arriver, et rapidement. D’après les études de BP et Kosmos, l’exploitation commencera d’ici à l’horizon 2021 », a affirmé le président Mohamed Ould Abdelaziz dans un entretien, à paraître demain, accordé à l’hebdomadaire Jeune Afrique
Dans cet entretien, le Chef de l’Etat a reconnu par ailleurs une amélioration des relations diplomatiques avec le Royaume du Maroc, comme il s’est appesanti sur ses opposants jurées, l’homme d’affaires exilé au Maroc Mohamed Ould Bouamatou et Moustapha Limam Chaavi