Arrestation de Birame Dah Abeid, la provocation de plus

, par  masterEveil , popularité : 10%

Le régime en place montre de jour en jour la face hideuse du racisme d’Etat qui gouverne la Mauritanie. Sinon, une simple plainte pour diffamation, ne saurait conduire un procureur de la République à ordonner nuitamment l’arrestation d’une personnalité nationale bien connue.

Pourquoi envoyer des policiers nuitamment le quérir comme s’il s’agissait d’un redoutable criminel ? Pourquoi ne pas attendre le matin et lui envoyer une convocation ? La forme musclée et théâtrale de l’arrestation de Birame montrait clairement la volonté d’humilier, une sorte de vengeance de clan pour corser encore plus la facture et donner à une plainte pour diffamation supposée, l’allure d’une cabale conte le plus dangereux des criminels. Pourtant, le même empressement à réagir à cette plainte, n’est pas la même, quand une femme enceinte de huit mois, battue par un ex-policier vit le procureur en question refuser d’enregistrer sa plainte.

De quoi s’agit-il au juste ? Une personne prétendument journaliste décide à quelques encablures d’élections où Birame est doublement candidat, de monter un documentaire dont le caractère pernicieux, destiné à faire mal, violait toutes les règles de la déontologie journalistique. En effet, sans complaisance, sans aucune recherche de l’équilibre et de l’équité dans le traitement journalistique connu, le documentaire avait pour objet principal d’abattre un homme en salissant son nom et en le montrant sous ses traits les plus monstrueux.

En réaction à ce documentaire de basse œuvre, Birame contre-attaque en affabulant de tous les noms d’oiseau, l’auteur d’un tel montage grossier. L’insulteur en premier se tourne alors vers la confrérie pour trouver solidarité, comme dans tous les coups-fourrés où hélas certains prétendants au titre de journalistes après des bavures cherchent consolation de la fratrie. Non satisfait par le refus de Birame d’abdiquer en lui demandant réminiscence, il introduisit une plainte, qui ne semble pas être comme toutes les autres plaintes de la même nature. S’en suivit, la descente policière la nuit pour cueillir un homme qui s’apprête à entrer dans l’arène électorale.

Cette tournure en dit long sur la nature politique d’une telle arrestation et ne fait que confirmer le jeu trouble dans lequel notre "journaleux" tient le plus sale rôle. Celui de faciliter la neutralisation d’un adversaire politique craint par le régime en place, dont le parti est miné par les défections, les mécontentements et qui se trouvent mal partis pour les prochaines consultations. Sinon, pourquoi le Procureur décide de violer la loi qu’il est sensé vouloir appliquer en refusant l’accès des avocats de Birame à leur client ? La loi n’impose-t-elle pas, dans les 24 heures suivant l’arrestation que tout prévenu ait droit à la présence de son avocat et de sa famille ?

Cheikh Aïdara /facebook


Echos&Confi

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