Ba Ibrahima Demba 9 ans déjà ! « Quand j’emprunte l’axe Kaédi-Gouraye… » Hommages à BID

, par  masterEveil , popularité : 0%

- Ce 15 juin 2022 marque le neuvième anniversaire de la disparition de notre regretté ami et frère BA Ibrahima Demba, qu’on appelait affectueusement BID.

Ce cadre compétent, qui a occupé différents postes, « était un génie », comme le souligne un de ses compagnons, avec lequel il a fréquenté le collège de Kaédi.

BID, brillant étudiant en France, a occupé à la fin de ses études, de nombreux postes de responsabilité tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du pays. Ministre de l’Équipement et des Transports durant la transition, il conduisit des nombreuses reformes.

Comme le souligne un de ses anciens élèves, Ould Bougueyat : « Quand j’emprunte l’axe Kaedi - Gouraye pour me rendre à Mbout je me remémore notre « surveillant » du Lycée national qui, connaissant mes faiblesses, m’envoyait au tableau pour résoudre un problème de mathématiques, « pour avoir la paix » ! Devenu ministre de l’Equipement il me promettait de construire cet axe vital pour la circulation des biens et des personnes. Aujourd’hui, on roule fièrement sur cette route. On est complètement désenclavé, alors qu’auparavant durant hivernage, c’était un calvaire pour partir ou venir de Kaédi ». « Nous devons remercier le Tout Puissant et penser à BID, car connaissant sa pugnacité et son patriotisme, il allait faire de notre rêve une réalité concrète », conclut ce jeune homme d’affaires.

Ahmed Yedaly, intellectuel, syndicaliste et homme politique « Adieu, BID »

Nous n’allons pas, nous les amis « Bidhanes » d’El Marhoum Bâ Ibrahima Demba, laisser le soin à ses seuls amis « Halpuularen », de lui dire un dernier adieu. Même si la majorité des noms qui sont revenus dans l’hommage de l’Eveil Hebdo, sont aussi nos meilleurs amis : Sy Mamoudou, feu Ablaye Ciré BA, Bâ Mohamed Abdellahi, Ball Mamadou Diakhité, et bien d’autres, ils ne nous représenteront pas suffisamment auprès de la famille et des proches de notre regretté BID.

Car, BID avait une autre grande qualité que l’hommage n’a pas citée : sa fidélité en amitié. Et quand on devenait son ami, il oubliait qui vous êtes, puisque désormais vous êtes simplement son ami, donc son frère. Ce statut vous donnait droit aux faveurs qu’il faisait à ceux qu’il aimait bien : une boutade, une provocation, nourrie du grand sens de l’humour, qui ne le quittait presque jamais.

Pour le reste, tout a été dit. Adieu BID !

Dr Hamady Samba Sy, ami de tous les jours : « Il avait su, dans une société ou les mérites de la folie des grandeurs sont en train de noyer les valeurs humaines, rester serein »

« Il avait su, dans une société ou les mérites de la folie des grandeurs sont en train de noyer les valeurs humaines, rester serein », refusant de revêtir ce manteau d’orgueils que son intelligence, devenu légendaire pour ceux dans les oreilles lesquels sonnent encore les voix des proviseurs qui égrenaient, en fin d’année son palmarès fait de prix, de félicitations et d’éloges.

Il avait pu, dans une société ou la course à la fortune pousse les hommes sur les chemins de la corruption, partir de toutes les institutions qu’il avait dirigées, la tête haute et couverte de l’estime et de la reconnaissance de ses collègues de travail.

Il avait dans le respect, la courtoisie et la solidarité, maintenu toutes les amitiés qu’il avait tissées depuis sa jeunesse se refusant à tout attachement beat pouvant déboucher sur une forme de courtisanerie.

Il était, pour moi et pour tous qu’il a estimés, aimés, ou élevés, cet infatigable éducateur qui inculquait les vertus de la volonté, de la ténacité, de cet envie de réussir par soi et pour les autres, sans démagogie, sans vantardise et dans le respect de l’autre.Il a vécu, s’est nourri et a nourri de ses vertus puisées dans sa foi islamique, sa confiance en la valeur et la grandeur humaine et dans la reconnaissance à tous ceux qui un jour ont influencé le cours de sa vie bien remplie ».

Au moment où nous rendons hommage à BID nous ne pouvons oublier Madame BA Aminata Sall, épouse du défunt. M. OUTTARA, directeur des études à l’ESMT, évoquait ainsi ses qualités : « Elle était avec nous préparant son Master, personne ne pouvait savoir que c’est l’épouse du patron, c’est une femme remarquable d’une grande dignité et d’une grande humilité. L’adage dit que derrière chaque grand homme il y a une grande dame ». Ouattara note enfin que les enfants du défunt portent « un lourd héritage qu’il faut assumer » puisque leur père « est pétri de qualités morales et exceptionnelles ».

Nous renouvelons nos condoléances à sa chère maman, à ses frères, ses épouses, à ses enfants, à toute sa famille, à ses proches et prions pour que du royaume des Elus d’Allah, son âme, éternellement, repose en paix. Amin

INALILAHI WAINAELEYHI RAJIOUN


Echos&Confi

Les femmes bien loties dans le (...)