Bad’s Diom : L’éoile montante du Hip Hop mauritanien

, par  Webmastrer , popularité : 29%

Bad’s Diom , de son vrai nom Alioune Diagne est né à Nouakchott et a grandi à la SOCIM un quartier populaire de la capitale mauritanienne, où il a connu la culture HIP HOP.

Ce jeune rappeur âgé environ d’une trentaine d’année, s’est fait une place malgré tout. Après une longue lutte, il réussit à créer son premier Album qui s’intitule « LONG TIME », composé de 12 titres dont la sortie officielle est prévue le 26 Décembre à l’ancienne Maison des Jeunes. En perspective à cette sortie, nous l’avons approché.

Q : D’où vient le nom Bad’s Diom ?

R : Bad’s parce que mon nom c’est Alioune, certains disent Badou, de là j’ai créé Bad’s Diom, ayant comme ambition de confirmer par le biais du travail ce que j’appelle le « DIOM AK GUEUM » d’où mon nom d’artiste. « Diom » signifie la « bravoure » en wolof.

Q : Bad’s, comment êtes-vous venu en musique ?

R : Dans les années 90, le HIP HOP était un phénomène nouveau dans la plupart de nos pays. Alors j’ai commencé à écrire des textes avant de se lancer dans le RAP proprement dit. Ayant le goût pour la culture HIP HOP, j’intègre en 1996 mon premier groupe de RAP. Une année plus tard, ce groupe s’effondre. J’ai fondé un second nommé F.D.B ce dernier ne résista pas longtemps ce qui m’amène à évoluer en SOLO à partir de l’an 2000, année où je trouve mon chemin dans le milieu du RAP Mauritanien et j’ai commencé plusieurs collaborations avec des rappeurs de la place.

Q : Comment votre passion pour le RAP était-elle perçue dans votre famille ?

R : Tout début est difficile. En ce moment, le rappeur était mal vu et marginalisé par la société. Ma famille s’y opposait, mais heureusement grâce au soutien de mon grand frère, qui, lui aussi, fut rappeur, la famille a fini par confesser.

Q : De 2000 à nos jours, quel est le travail que vous avez abattu sur la scène nationale et internationale ?

R : C’est vers la fin des années 90 que j’ai commencé à faire mes premières prestations et spectacles HIP HOP à Nouakchott… C’est au début de l’an 2000 que j’ai débuté réellement à faire mes partitions bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays, m’engageant dans des projets de tournées musicales et de grands concerts de renommée internationaux. J’ai participé entre autre en première partie aux concerts de grands noms de la musique tels que Youssou N’dour, Omar Pène, Coumba Gawlo Seck, Daara j Familly …, d’artistes nationaux et de la sous région :Mali, Burkina …Je suis présent pratiquement à toutes les grandes manifestations internationales : Festival Assalamalékoum-festival, de la 15aine des arts-Festival musique Nomade…

J’ai également fait des spectacles pour enfant dans des écoles afin d’encrer dans l’esprit des jeunes le coté positif du RAP. J’ai apporté mon soutien à des spectacles à but caritatif (Mauritanie culture tours). En studio depuis 2012 pour la conception et la réalisation de mon premier Album que je veux mettre à la disposition du public mauritanien et international ce 26 Décembre.

Q : Est-ce que vos rêves musicaux sont réalisés puisque votre album sera sur le marché national et international à partir du 26 Décembre ?

R : Oui, je remercie le bon Dieu, je remercie encore tout ceux qui m’ont apporté un soutien, je remercie mes parents. Je peux dire qu’une partie de mes rêves est réalisée. Mon album « LONG TIME » est le fruit de mon long travail pendant 15 ans. Ses 12 titres séduiront le public, les Fans… Dans cet Album, j’ai chanté un morceau titré « Waadiour » (les parents en Wolof). C’est un morceau que j’avais enregistré depuis, mais repris pour rendre hommage à mon très cher père que j’ai perdu récemment. Que son âme repose en paix !

Propos recueillis par Amath Fall