Banditisme : L’inquiétude gagne Nouakchott

, par  Webmastrer , popularité : 8%

Banditisme
L’inquiétude gagne Nouakchott
Plus un seul jour à Nouakchott sans qu’on ne relate un fait divers sordide. L’inimaginable il y a encore quelques années, est en passe de devenir banale. Les meurtres, viols, assassinats les plus abjects rythment la vie dans la capitale. L’appareil sécuritaire a montré ses limites et la peur commence à gagner les habitants de la capitale.

Viols suivis de meurtres violents sont devenus fréquents dans la capitale. Des petites filles qui ont à peine dépassé la dizaine sont non seulement violées mais sauvagement assassinées. Il y a avait eu le cas de Penda Soghé puis la petite Yaye Touré ensuite Zeinabou Mint Kaber et enfin Roghaya Mint Yacoub la semaine dernière. Des crimes atroces qui attendrissent encore les nouakchottois. Une violence que l’on n’arrive toujours pas à comprendre et à expliquer pour une population à 100% musulmane. Si le dernier meurtre semble être passionnel, les autres répondent du grand banditisme. Les auteurs des viols ne se sont pas contentés de se limiter à ces abjects faits mais ils ont voulu défigurer leurs victimes pour ne pas être reconnus. A coté de ces ignominieux crimes, il fait encore noter les tentatives échouées qui se comptent également par dizaines. Aujourd’hui les mamans ont peur de laisser leurs jeunes filles sortir même pour la course la plus bénigne. Les bandits errent partout et pas un quartier n’est à l’abri.
Les attaques à mains armées, agressions brutales et vols ont également monté en flèche. Alors que les marchés sont le repaire des petits larcins, les grandes boutiques de quartiers périphériques sont régulièrement attaquées par des voleurs hardis et de mieux en mieux armés. Ce sont des gangs armés jusqu’aux dents qui dévalisent et cambriolent boutiques, magasins et maisons.
La police arrive souvent à épingler ces brigands mais on les voit refaire surface dans un temps record pour recommencer encore leurs méfaits. S’ils vont en prison, ils n’y durent pas et ressortent même encore plus aguerris. Les Nouakchottois se demandent à quoi sert le dispositif sécuritaire en place dans la ville, si les citoyens n’osent plus sortir et leurs filles en danger permanent. Il semble même que c’est depuis que les gardes, gendarmes et policiers quadrillent la capitale que le banditisme a augmenté. Il y a des quartiers où il ne fait pas bon de sortir, sitôt la nuit tombée. Peu éclairées et isolées, ces zones sont un danger pour leurs habitants. Pourtant les forces sécuritaires connaissent les zones les plus chaudes et les moments les plus critiques mais rien n’y fait. Ces citoyens sont laissés à leurs sorts en attendant que le police vienne ensuite constater les dégâts et ensuite aller à la recherche de leurs auteurs. Jusqu’à quand cette situation va se poursuivre ?


Echos&Confi

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