Candidatures des députés UPR : mise à l’écart des parlementaires de 2008 et présence de proches et de députés d’autres partis

, par  masterEveil , popularité : 9%

L’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, a annoncé vendredi 27 juillet les listes de ses candidats à l’Assemblée nationale, aux plans national et régional, se réservant de republier les listes de ses candidats à l’Assemblée nationale à l’intérieur, qu’il avait mis en ligne auparavant sur son site, avant de les retirer, après les mécontentements qu’elles ont suscité au sein de cette formation.

Les nouvelles listes ont montré une mise à l’écart des parlementaires reconduits au dernier mandat législatif dont les illustres éléments du bataillon parlementaire de 2008-2009, tels que le Président de l’UPR Me Sidi Mohamed Ould Maham et le député de la moughataa de Barkéol Mohamed Ould Bebana. 
Toutefois, leur collègue Khalil Ould Tiyib a miraculeusement échappé à cette expédition en occupant le N° 17 sur la liste nationale. L’actuel Président de l’Assemblée nationale Mohamed Ould Boilil n’a pas survécu quant à lui à cette épreuve de reconduction. 

En effet, il ne s’est pas vu renouveler le siège de tête de liste régionale de Nouakchott, grâce auquel, il fut son entrée au parlement en 2013, comme il a été exclu de sa circonscription électorale de départ à savoir Keur-Macène, qui lui avait servi de perche pour entrer au parlement en 2006, à travers le RFD, duquel, il a démissionné par la suite.

La nouvelle liste montre par ailleurs les candidatures, pour la troisième fois consécutive, du parlementaire proche du Président Mohamed Yahya Ould Kherchi, au second siège de la liste régionale à Nouakchott d’une part et du frère de la Première Dame Tekeiber Mint Ahmed dite Mariem, en l’occurrence Cheikh Nema Ould Ahmed, au 4e siège de la même liste.

Le frère de la Première Dame a amélioré son rang dans le classement de la liste comparativement aux législatives de 2013, puisqu’il porte cette fois le N°4, alors qu’il portait auparavant le N°9 sur la liste nationale.

Malgré les nominations au sein des députés de cette liste, le présent parlement s’est rapproché de la fin de son mandat sans que son tour advienne pour faire son entrée sous la coupole du parlement.

Il y a lieu de noter que les listes nationales ont servi de perche de salut pour de nombreux députés qui n’ont pas pu imposer leur candidature au niveau de leur circonscription électorale tels que Hamadi Ould Meimou (N° 1 sur la liste nationale mixte), entré dans l’ex-Assemblée nationale en sa qualité de député de la moughataa de Kobeni ; Oum Kethoum Mint Yessa (N° 2 sur la liste nationale mixte), ex députée de la Moughataa de Moudjéria ; Vatimetou Mint Mohamed Yarba (N° 3 sur la liste nationale mixte), ex-députée de la Moughataa d’Amourj ; Zeini Ould Ahmed Hadi (N° 6 sur la liste nationale nationale), ex-député de la Moughataa d’Aleg.

Il faut souligner aussi que le parti au pouvoir a investi deux anciens membres du sénat dissout, en l’occurrence Rabia Cherif Haidara (moughataa de Sebkha) et Cheibaty Ould Khouyati (moughataa de Tintane), respectivement tête de la liste régionale de Nouakchott et le N°13 de la liste nationale.

Les listes de l’UPR ont vu l’entrée de nouvelles figures, principalement l’ingénieure Maimouna Mint Ahmed Salem, tête de la liste nationale des femmes. Mint Ahmed Salem s’est illustrée au cours des dernières années par son activiste politique et social, avec notamment la présidence de l’ONG « Choukrane » et l’exercice d’autres activités politiques diverses.

Elle avait été nommée par le Conseil des Ministres au cours de sa réunion du 08 mars dernier, au poste de Directrice Générale des Politiques et des Stratégies de Développement au Ministère de l’Economie et des Finances.

Les hommes d’affaires ont été également très présents avec la candidature de l’homme d’affaires Mohamed Ould Chriv Ould Abdallahi au siège N° 4 sur la liste régionale de Nouakchott, précédée par la présidente de la Communauté Urbaine de Nouakchott (CUN) Mme Maty Mint Hamadi.

Ce qui a le plus captivé l’attention des observateurs politiques quant à ces listes, a été particulièrement la présence de députés au sein de l’actuelle Assemblée nationale et issus d’autres partis politiques dans les listes de l’UPR dont les députés Abdallahi Ould Breihim et Mohamed Vall Ould Issa, issus respectivement du Sursaut National pour la Jeunesse et du parti Unioniste Démocratique et Social et portant tour à tour les N° 8 et 11 sur la liste nationale du parti.

Le parti au pouvoir n’a pas tenu également compte de l’esprit de la loi qui prend en considération la parité entre les femmes et les hommes pour les 4 premiers sièges de la liste nationale, investissant la candidature de 3 hommes et d’ une seule femme soit successivement Hamadi Ould Meimou (1), Oumoukethoum Mint Yessa (2), Mohamed Ould Tourad (3) et Cheikh Nema Ould Ahmed (4) puis Mariem Kane (5).

La communauté des artistes (griots) n’a pas été exclue de ces candidatures, puisque Mneytou Mint Bouyagui Ould Nevrou occupe le N°9 sur la liste nationale.

Item pour les Erudits avec la candidature des voughahas Lemrabott Ould Mohamed Lemine et Derdiri Ould Baba Ould Mataa, respectivement N° 10 et 14 sur la liste nationale.

Le nombre total des sièges des deux listes nationales en plus de la liste régionale de Nouakchott est de 58 alors que le parlement mauritanien compte 157 sièges à pourvoir, sachant que l’UPR n’a pas encore révélé ses candidats à la députation pour l’intérieur du pays.

Evidemment, les listes nationales sont élues à l’échelle nationale tandis que la liste régionale de Nouakchott est exclusive pour la capitale. Les partis en compétition se répartissent ces sièges suivant la proportionnelle, rappelle-t-on.

 Cridem via alakhbar 


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