Cérémonie d’hommage à Nelson Mandela : Barack Obama ovationné

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L’Afrique du Sud et le monde entier ont rendu l’hommage qu’il méritait à Nelson Mandela. Sous une pluie battante, des dizaines de milliers de personnes ont assisté à la cérémonie dans l’immense stade de Soweto.

Près de 90 chefs d’Etat et de gouvernement avaient fait le déplacement. En dehors des dirigeants africains et du secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon qui se sont exprimés à la tribune, quatre chefs d’Etat ont pris la parole pour saluer le combat, la personnalité, le courage et le sacrifice du héros de la lutte contre l’apartheid : l’Américain Barack Obama, ovationné, la Brésilienne Dilma Rousseff, le vice-président chinois Li Yuanchao et le président indien Pranab Mukherjee.

Barack Obama a volé la vedette à tous les autres dirigeants à la tribune. Juste avant de s’adresser à la foule du stade de Soweto, il est allé serrer la main du dirigeant cubain Raul Castro, une image forte en ce moment de recueillement en l’honneur de Nelson Mandela qu’Obama a qualifié de « grand homme ». « C’était le dernier grand libérateur du XXe siècle. » Symbole fort également que ce premier président noir des Etats-Unis saluant la mémoire du premier président noir d’Afrique du Sud.

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Barack Obama ne s’est pas privé de critiquer ceux qui ne font rien pour leur propre population. « Trop de dirigeants se disent solidaires du combat de Madiba pour la liberté, a-t-il lancé, mais ne tolèrent pas la même chose pour leur propre peuple ». La foule a littéralement ovationné Barack Obama.

Pour Barack Obama, Mandela constituait un exemple, à qui il attribue une partie de sa vocation politique. A 19 ans, alors qu’il était étudiant en Californie, le futur président avait rencontré des membres de l’ANC, le parti de Mandela, et embrassé la lutte contre le pouvoir raciste blanc. Il avait donné le premier discours politique de sa vie à cette occasion.

Cela a remué quelque chose en moi, cela m’a fait prendre conscience des responsabilités que j’avais, envers moi-même et envers les autres.

Le Cubain Raul Castro a qualifié Nelson Mandela d’exemple d’intégrité et de persévérance impossible à dépasser pour toute l’Amérique latine. « Du sang africain coule dans nos veines », a-t-il scandé.

« Cuba a eu le privilège de combattre et d’être un bâtisseur aux côtés des nations africaines », a-t-il souligné, évoquant ainsi les milliers de combattants cubains envoyés en Angola combattre la puissante armée sud-africaine, vaincue en 1988, un des éléments déclencheurs de la fin de l’apartheid. Il a rappelé les liens d’amitié qui unissaient Mandela et Fidel Castro .

Le président indien Pranab Mukherjee a souligné l’influence du mahatma Gandhi, et de Nehru sur le libérateur sud-africain. Gandhi avait commencé son combat contre la ségrégation et les inégalités en Afrique du Sud, avant de revenir mener la même lutte sur le sol indien. Le Chinois Li Yuanchao, plus distant, a salué le rôle de l’Afrique du Sud comme puissance émergente, avec une petite phrase finale sur Nelson Mandela : « Son esprit est vivant pour toujours. »

La présidente brésilienne Dilma Rousseff, ancienne guérillera emprisonnée et torturée sous la dictature, a salué en Madiba la plus grande personnalité du XXe siècle.

RFI


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