Colloque organisé par le Centre Al Arqam, de Communication et d’Etudes Stratégiques sur "L’Armée Nationale ... une décennie de rayonnement et de sacrifices » (Reportage Vidéo)

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Le colloque organisé par le Centre « Arqam » de Communication et d’Etudes Stratégiques dernièrement à l’hôtel Khater à Nouakchott a montré, le considérable développement connu par l’institution militaire en Mauritanie au cours des dernières années, en particulier dans le domaine de la logistique et de la formation multiforme dispensée à ses éléments, tous les grades confondus, en plus des importants apports réalisés par l’armée dans le domaine du développement.

Les intervenants à ce colloque étaient unanimes sur les performances appréciables enregistrées par l’armée nationale, la discipline morale et professionnelle de ses membres et le besoin pressant du pays de disposer d’institutions publiques et privées mûres et hautement responsables.

Tous se sont accordés sur le rôle que l’armée, toutes composantes réunies, doit jouer, dans la protection du pays et de son intégrité territorial, face aux dangers qui menacent la sous-région et le monde entier.

Activités du Colloque :

Axe I : "L’Armée nationale. Une histoire d’exploits qui a honoré les mauritaniens", avec le Colonel retraité El Boukhari Ould Mohamed Moumel

Ould Mohamed Moumel s’est appesanti dans son exposé sur le phénomène du terrorisme et la criminalité transfrontalière, nationale, comment l’armée a interagi avec cette situation et quels moyens faut-il mobiliser en termes d’effectifs et d’armements, pour y faire face, en plus des textes juridiques régissant la criminalité organisée.

Le système de sécurité et de défense stratégique tracé par la Mauritanie pour lutter contre le terrorisme était capable de freiner les cellules dormantes, qu’il était difficile d’éliminer en un temps record, a-t-il dit, soulignant que les efforts déployés par l’armée dans des zones, qui servaient de foyers pour les groupes extrémistes, ont permis d’y restaurer la sécurité et conduit la plupart des pays du monde à tirer profit de l’expérience de la Mauritanie dans ce domaine.

Ould Mohamed Moumel a appelé dans sa présentation, à la poursuite du processus de développement de l’institution militaire et sécuritaire, de redynamiser certaines commissions et conseils militaires, afin de leur permettre, la mise en place d’un système sécuritaire judicieux, défiant tous les dangers qui peuvent constituer une menace à la sécurité et à la stabilité du pays.

Axe II : "La contribution des forces armées dans le domaine du développement économique", par le Colonel Mohamed Moctar Ould Boya

L’exposé du Colonel Ould Boya s’est articulé sur la prise de conscience des forces armées nationales de la nécessité de contribuer efficacement à l’économie nationale et dans ses divers segments vitaux, y compris l’éducation, la santé et les infrastructures, comme apport supplémentaire à l’action des organismes publics et dans tout ce qui pourrait servir les citoyens et aider à la construction et à la prospérité du pays.

Ci-après l’intégralité de l’exposé présenté par le Colonel Mohamed Moctar Ould Boya :

Introduction :

L’Etat mauritanien a pris conscience de cette interdépendance, faisant du développement un pilier essentiel de la sécurité.

Pour cela et afin de compléter le portrait, nous devons aborder le rôle de développement des forces armées avant de citer des cas d’exemple des contributions faites par l’armée mauritanienne à son pays dans un domaine, que certains pourraient penser être circonscrit aux institutions civiles de l’Etat.

Il n’est pas surprenant que les forces armées jouent ce rôle. Et comment être étonné de cette mission, alors que sa première vocation, consistant à sécuriser les frontières est une tâche de développement, dés lors où elle vise à protéger les acquis réalisés au profit de la société. Et si la préservation de ce qui existe prime sur la demande de ce qui ne l’est pas, la sécurisation des frontières et du territoire est incontestablement la meilleure contribution dans la réalisation de ces deux objectifs réunis.

Autant les grands projets économiques ne peuvent émerger dans un contexte d’incertitude dans l’avenir, autant l’investissement national ou international ne peut prospérer dans un Etat aux conditions instables et à l’avenir sombre.

Ainsi, le contrôle de la sécurité dans n’importe quel pays et la garantie de sa stabilité sont les premiers facteurs, qui contribuent à tout effort consenti par les institutions étatiques dans les domaines de l’économie, de l’éducation, de la santé, etc.

Les forces armées mauritaniennes ne sont pas différentes des armées qui ont construit leur Nation, au prix d’énormes sacrifices, puisque ces Chefs, ingénieurs et médecins étaient parmi les meilleurs des bâtisseurs.

Nous pensons aujourd’hui que le meilleur cadeau qu’un candidat au travail dans les institutions publiques, peut dédier aux Etats et en plus de sa biographie, d’avoir fait auparavant le service militaire, qui est synonyme de dévouement au travail, d’abnégation et de compétence professionnelle.

Il était donc évident, que les forces armées nationales contribuent à la construction du pays. Un apport qui s’est toutefois dissipé suivant les périodes, restant intrinsèquement tributaire du niveau des forces armées pour chaque période.

On peut dire que les forces armées nationales sont aujourd’hui au meilleur de leur parcours, après avoir connu au cours des dix dernières années, un important développement, atteint le professionnalisme et acquis les compétences professionnelles qui leur ont permis de diversifier et d’élargir leur contribution qualitative au service du pays.

Les cas d’exemple suivants illustrent à bien des égards ce rôle de développement réalisé par les forces armées et les projets réussis faits dans les domaines de l’éducation et de l’économie.

II. La contribution des forces armées

Dans le domaine de l’éducation

Les forces armées nationales ont créé au cours des dernières années, des établissements d’enseignement distingués, destinés à servir de modèle, pour hisser les niveaux de l’enseignement secondaire et supérieur d’une part et de contribuer à la formation d’élites d’excellences, permettant d’insuffler un sang neuf dans les divers édifices.

On cite parmi ces projets éducatifs réussis :

1. Le lycée militaire.

C’est un établissement réputé, adoptant le programme éducatif mauritanien, qu’il enrichit d’aspects de l’éducation militaire, enracinant les valeurs de discipline, d’organisation et de labeur dans le travail. Le lycée assure également une éducation civique à ses élèves, leur permettant d’acquérir les valeurs de citoyenneté et de patriotisme.

Grâce à cet appréciable effort, l’établissement prépare ses élèves à accéder à l’enseignement supérieur puis à la vie pratique, pour les doter de connaissances modernes complètes et de valeurs authentiques adéquates et adaptées à l’heure et aux attentes placées par le pays dans ses fils. Des centaines d’élèves sont déjà sortis du Lycée et ont rivalisé brillamment et chaque année, avec les majors de la République.

2. Le Lycée Supérieur Polytechnique

Créée en tant qu’institution de l’enseignement supérieur, par l’arrêté conjoint N° 1657 du 1er aout 2011, le Lycée Supérieur Polytechnique de Nouakchott (ESP) est une école d’ingénieurs, créée par l’arrêté conjoint n° 1657, du Ministre de la Défense Nationale et du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur et la Recherche Scientifique, le 1er août 2011, l’École assure depuis sa création la formation d’ingénieurs, recrutés chaque année par un concours d’admission conditionné par l’obtention du Bac, mais aussi par le biais d’admissions parallèles pour les universitaires.

La mission de l’établissement est de former des cadres militaires et civils de très haut niveau au profit de la Nation. A cet effet, il dispense des enseignements supérieurs pour la formation de cadres intermédiaires d’un niveau licence, d’ingénieurs au niveau master et de chercheurs au niveau doctorat. Il peut également organiser des formations spécifiques dans le cadre de son cycle de formation continue comme il réalise au profit des forces armées et de sécurité et des différents opérateurs économiques nationaux, toute recherche ou étude scientifique en rapport avec son domaine d’activité. Dans le cadre de sa mission, il développe des relations de coopération et d’échange avec les établissements nationaux et étrangers d’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Les résultats des concours de l’entrée des écoles françaises l’an dernier avaient montré la réussite de l’ESP dans sa mission.

Nombre de diplômés.

104 ingénieurs de diverses spécialités ont été formés par le Lycée depuis sa création jusqu’à la dernière année scolaire 2017-2018.

Nombre actuel d’étudiants : 472
Nombre de professeurs vacataires et retraités : 78

3. Académie navale

L’Académie navale a été créée par décret pris en conseil des ministres en date du 23 octobre 2014. Elle est composée de quatre institutions qui sont l’Ecole supérieure des officiers, l’institut supérieur des sciences de la mer, le centre de formation maritime, le centre de réhabilitation et de formation aux métiers de la pêche.

Les spécialités de l’Académie sont la marine nationale et la marine marchande en plus de la formation supérieure, la production de pêche et l’enseignement des cadres et agents de la pêche nationale.

Elle assure un enseignement à tous les niveaux, du Premier au Moyen jusqu’à la sortie des ingénieurs de la marine.

Elle forme annuellement des promotions comprises entre 200 et 300 marins, en plus de promotions dans les autres niveaux.

4. Institut Supérieur d’Anglais

L’Institut Supérieur d’Anglais (ISA) est un établissement public à caractère administratif créé par décret 2016-30 du 18 février 2016. Il est placé sous la tutelle du Ministère de la Défense Nationale et du Ministère chargé de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Il relève du point de vue organisation et emploi de l’Etat-major Général des Armées.

Il constitue par ailleurs une autre expérience pionnière et un projet de développement humain réussi dans le domaine de l’enseignement de l’anglais, qui est devenu de nos jours, la langue des sciences ; des affaires et du monde. Bien que profondément attachées à notre patrimoine linguistique, les forces armées sont également conscientes de l’importance de cette langue qui s’internationalise de plus en plus.

Ouvert à la fin 2016, l’ISA a offert depuis un enseignement distingué, académiquement supervisé par un bureau d’expertise internationale, administré par les Forces Armées Nationales.

L’Institut a formé plusieurs promotions au profit des forces armées et des autres institutions Sa première promotion de diplômés en Licence, sortira à la fin de l’année prochaine 2018-2019.

5. Collège de Défense du Sahel

Dans le contexte de la renaissance générale et du développement continu des capacités des forces armées nationales dans le domaine de la construction humaine, le ministère de la Défense nationale a créé le Collège de défense.

Ce Collège s’est transformé, dans le cadre de la coopération des forces armées nationales avec leurs partenaires de cinq Etats du Sahel, en « Collège de Défense du Sahel », qui formera les officiers diplômés de l’Ecole de guerre, qui est le plus haut niveau d’études militaires. Avec cet important acquis, la Mauritanie devient désormais indépendante dans le domaine de formation de ses cadres militaires à tous les niveaux.

III. La contribution des forces armées dans le domaine du développement économique

Dans le domaine du développement économique : La direction politique et les forces armées nationales ont pris conscience de la nécessité de faire bénéficier au pays, les expertises techniques diverses dont regorgent les forces armées et dont l’utilisation permettra de réaliser des projets économiques de haute qualité, avec des coûts appropriés et dans les plus brefs délais, dans les secteurs stratégiques.

Les forces armées ont renforcé à ce propos, le génie militaire et créé une Division des Travaux Publics (DTP), hissant leur contribution dans l’exécution des projets d’infrastructures civiles et militaires, dans les bâtiments, les routes, la réhabilitation des quartiers périphériques, l’irrigation et l’aménagement des terres agricoles.

Division des Travaux Publics

Placée sous la tutelle du chef d’Etat-major national la Direction des Travaux Publics (DTP), qui a été créée en mai 2012, a pour mission d’exécuter les tâches qui lui sont confiées par le chef d’Etat-major national dont notamment l’Exécution pour le compte de tiers, entreprises publiques ou privées, nationales ou étrangères de toute prestation dans les domaines des travaux publics, de terrassement, de fabrication et de pose des enrobés, de concassage des matériaux, de forage et d’adduction d’eau, de génie civil (bâtiments, ponts, barrages et autres constructions diverses….), de conception et d’exécution des projets.

L’entrée de la DTP dans le domaine des grandes entreprises a renforcé ses expertises et permis aux forces armées de mettre en œuvre de nombreux projets d’infrastructures militaires, exécutées auparavant par d’autres organismes, sans tenir suffisamment compte de leurs spécificités sécuritaires.

Cette division contribue individuellement ou en collaboration avec d’autres institutions publiques nationales dans la réalisation de plusieurs projets d’infrastructure d’intérêt public dont entre autres l’ENER, ATTM et SNAAT.

Cas d’exemple des réalisations de la DTP

Route R’Kiz-Mederdra longue de 54 km dont 80% ont été réalisés à ce jour,
Rocade de Boutilimit, longue de 4,2 km,
Construction d’une piste de 88 000 m2 à Teyarett El Ouassa,
Exécution de 25 puits artésiens au profit du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement,

2. Génie militaire

En plus de ses missions militaires traditionnelles, le Génie militaire réalise des objectifs économiques et humanitaires. En effet, cette importante composante de l’armée, bien qu’elle participe de manière active à l’effort du développement économique du pays, reste assez méconnue du grand public, les actions du génie dans le développement économiques sont multiples et ont un impact direct sur les populations.

En effet, le Génie participe à la réalisation de gros ouvrages d’intérêt public dans les zones rurales et urbaines ; construction de ponts, digues de protection, diguettes, construction d’édifices publics, réfection et réhabilitation d’ouvrages vétustes. Aussi, en cas de sinistre d’envergure, inondation par exemple, le Génie est aux premières loges des structures de secours aux populations sinistrées. Ainsi dispose-t-il de moyens adaptés pour le transfert des sinistrés a l’aide de canots pneumatiques vers des zones non inondées (Trarza, Nouakchott, Tintane). Le Génie a permis de désenclaver certaines localités du pays par la construction de routes carrossables, aménagé des terres à des fins agricoles, tracé des pare-feux, dans des zones agro-pastorales et foré des puits dans plusieurs localités du pays pour lesquelles, l’approvisionnement en eau potable constituait un énorme défi. En guise d’illustration, le Génie participe à hauteur de 30% aux travaux de la route AWEYVIA. KEUR MASSENE par son expertise en Génie civil, le déploiement d’engins divers et la construction d’ouvrages divers.

Il intervient également dans les cas de catastrophes naturelles telles que les inondations, et contribue aux campagnes de lutte antiacridienne, au forage des puits, à la lutte contre la désertification et à la réhabilitation des terres agricoles et résidentielles.

Il réalise aussi en collaboration avec SNAAT, l’un de ses projets majeurs à savoir Aftout Essahli, qui permettra l’aménagement de 25 000 ha.

Grâce à ce rôle, le Génie militaire est devenu, un partenaire efficace dans les efforts de développement national, renforçant sa mission, comme arme de combat militaire ey d’autres objectifs dans la bataille de la construction et de la production.

3. Etablissement de Confection d’Habillement

Cette société assure les besoins de l’armée nationale et des secteurs militaires en habillement, effets et fournitures militaires comme elle est liée par des contrats à des secteurs paramilitaires, institutions administratives officielles. L’Etablissement dispose désormais d’une gamme d’équipements, de ressources humaines et d’une excellente main-d’œuvre technique, qui lui permet de satisfaire les besoins des forces armées et des autres secteurs sécuritaires et gouvernementaux.

C’est par ailleurs aujourd’hui, un important employeur et une usine qui permet de produire la plupart des habits et fournitures militaires.

Conclusion

Les forces armées ont franchi, au cours des 10 dernières années, depuis l’arrivée de Son Excellence le Président Mohamed Ould Abdel Aziz au pouvoir en 2008, des pas importants, dans le renforcement de leurs capacités dans tous les domaines. Des améliorations sensibles traduites par le grand rôle qu’elles jouent aujourd’hui, en tant qu’acteur, contribuant efficacement et de façon considérable, à la construction de l’homme mauritanien et à l’économie nationale à travers des projets divers et modernes, donnant d’excellents résultats.

Commentaires :

Le Journaliste Mohamed Mahmoud Abou Al-Ma’ali

Le commentaire du collègue s’est concentré sur son témoignage sur le terrain, puisqu’il a fait partie de la première délégation médiatique, qui a accompagnée l’armée, dans des visites effectuées à certaines bases de nos forces armées comme celles de « Lemreya » et autres, au lendemain du déploiement d’unités militaires rapides pour lutter spécialement contre le terrorisme.

« J’ai été impressionné par l’ampleur du développement enregistré par l’armée, par rapport aux années d’avant 2008 », a-t-il dit, qualifiant l’attaque meurtrière de la zone protégée de « Lemgheity » de véritable farce, au point que les groupes terroristes ont comparé l’armement saisi à celui qu’ils prennent sur les contrebandiers, en allusion aux modestes capacités de l’armée.

« La situation était différente après ma visite effectuée à Bassiknou et Tombouctou, eu égard à la puissance acquise par l’armée comme l’illustre ses offensives victorieuses de Hassi Sidi et de la forêt de Wagadou », a-t-il ajouté.

« Des Chefs de ces groupe que j’ai rencontrés m’ont avoué le changement de la donne, précisant que l’armée mauritanienne s’est considérablement développement, infligeant des défaites cinglantes leurs éléments, se disant tout de même soulagés par sa décision de ne pas entrer dans la guerre ».

« Je suis arrivé au terme de ces visites en ma qualité de journaliste au constat, selon lequel, malgré les revers humiliants subis par l’armée mauritanienne, devant les forces militaires des Etats de la région, dont l’armée malienne, la vision des adversaires de l’armée nationale diffère de celle qu’ils avaient en 2005 », a-t-il conclu.

Dr. Mohamed Ahid Ould Isselmou, Professeur d’Economie, Université de Nouakchott :

« L’évaluation du degré de développement de tout pays était fondamentalement lié, à mon point de vue, au développement du secteur agricole. Ce que je propose ici à l’institution de l’armée est de faire une réflexion sur ce secteur, partant du fait que le développement du secteur industriel et du coup du développement en général, a pris naissance dans le secteur agricole. Ce ne sont pas les capacités qui nous font défaut, mais plutôt l’absence de conviction et de prise de conscience du développement », a-t-il dit.

« Les interventions faites par l’armée dans les domaines de l’éducation et des infrastructures ont été couronnées par des résultats importants, avant d’arriver bientôt au stade de l’industrialisation militaire, à l’instar de nombreux Etats, sachant à ce propos que l’Etablissement de Confection d’habillement pourrait contribuer dans la confection des vêtements civils ; d’où l’opportunité de réduire les importations en habits et de revigorer l’économie », a-t-il ajouté.

« J’appelle aussi l’armée à réfléchir plus loin, penser au-delà, en reproduisant le modèle de certaines de ses consœurs dont les interventions dans des domaines vitaux ont été la locomotive du développement », a-t-il poursuivi.

Interventions

Le ministre Cheikh Ahmed Ould Zahaf :

« Je loue d’emblée les sacrifices énormes consentis par l’armée nationale afin de sécuriser la Patrie et le citoyen. Mon intervention ici sera axée sur l’approche sécuritaire de lutte contre le terrorisme et la criminalité transfrontalière réussie à tous les égards, adoptée par les autorités mauritaniennes. Toutefois, elle ne se suffit pas à elle seule pour endiguer la menace terroriste, du fait que nous vivons dans une zone où le terrorisme et le commerce des personnes sont endémiques, requérant de notre part, davantage d’efforts afin de mettre en place une approche multidimensionnelle, intégrant les dimensions économiques et sociales, à travers laquelle nous pouvons assécher les sources du terrorisme à savoir :

La formation et l’emploi pour répondre aux besoins renouvelables, en particulier au sein des groupes fragiles, qui constituent un terrain fertile pour les groupes terroristes pour enrôler les jeunes,
Dire que le terrorisme n’a pas d’impact significatif sur la Mauritanie, comparativement aux autres Etats, est erroné ; puisqu’il représente un danger réel et non seulement une menace. Nous nous souvenons des accrochages qui se déroulés à l’intérieur de la capitale Nouakchott, les attaques menées contre des unités militaires à Lemgheity, El Ghallawiya et Tourine.
La Mauritanie se trouve au Sahel ; une région constamment menacée par le terrorisme, et malgré les exploits réalisés dans la lutte contre ces facteurs et la volonté politique, ces succès ne doivent pas faire perdre à l’esprit de notre armée que le danger est toujours là.

J’invite à une reformulation des stratégies dont celle qui se rapporte à la prise en charge de la formation des Chefs militaires dans ce domaine, que tous les acteurs politiques prennent conscience du fait qu’on peut être en désaccord sur toutes les approches liées à la bonne gouvernance, mais pas sur celles qui se rapportent à l’existence, à la souveraineté du pays et à son intégrité territoriale, qui doivent faire l’objet d’un consensus ».

Professeur : Mohamed Moctar Ould Mohamed Vall, Représentant du Parti de la Convergence Démocratique :

« Je remercie le Centre Al Arqam de Communication et d’Etudes Stratégiques pour m’avoir donné cette opportunité, pour saluer le rôle joué par les forces armées dans la sécurité et la stabilité des États. Malheureusement, nos Chefs militaires continuent d’exercer ouvertement la politique, bien que leur place légale est de rester dans les casernes. La mainmise de l’institution militaire sur le sérail et sa maîtrise de tous les domaines vitaux, sont une forme de contrôle des aspects de la vie des citoyens, qui ne permettent pas l’avènement d’une démocratie véritable, comme l’illustrent clairement ces Etats où l’armée contrôle tout jusqu’à l’élevage de la volaille ».

Mahfoudh Ould Azizi, Secrétaire Général du Parti Unioniste :

« L’institution militaire en Mauritanie est la seule à avoir maintenu la cohésion et la stabilité de ce pays depuis sa création, jouant un rôle important dans son développement économique. Le développement et les exploits de notre armée ne constituent également pas une anomalie à la structure de l’Etat, du fait que c’est d’elle que relève le plus lourd fardeau et dont la contribution au développement est non seulement un facteur positif, mais constitue un complément pour un développement global, dés lors où les Etats développés l’ont été grâce au développement de leur institution militaire.

La Russie qui s’est élevée sur les décombres de l’Union soviétique, ne serait jamais devenue une puissance mondiale, sans l’Armée Rouge. Par ailleurs, chacun de nous réalise bien le rôle et les conquêtes de l’espace de l’armée américaine qui ont fait des Etats Unis une superpuissance.

J’appelle donc à encourager nos forces armées à persévérer dans cette voie, au lieu de minimiser son rôle dans le maintien de la sécurité et de l’ordre.

Appel à augmenter l’âge de la retraite !

L’ex militaire retraité et le Directeur de l’agence « Atlanticmedia » Mohamed Salem Ould Haiba, qui a participé à la guerre du Sahara, a appelé le Président de la République à augmenter l’âge de retraite des hauts officiers et sous-officiers.

« Chaque fois que l’un de nos officiers atteigne sa maturité professionnelle et son rendement maximal, il est pris de court par la retraite », a-t-il affirmé.

« L’âge de la retraite des hauts officiers et des sous-officiers est censé être respectivement de 75 et 65 ans. J’invite l’honorable présence ici à se lever et à lire la Vatiha sur l’âme des martyrs de l’armée nationale, qui sont tombés à Lemgheity, El Ghallawiya et Tourine ainsi que ceux de la guerre du Sahara. Je veux mettre en exergue ici, la volonté de certains de minimiser nos Chefs militaires et les Chefs des forces armées et de vouloir les empêcher d’exercer la politique, alors qu’ils le méritent plus que quiconque. C’est le Président français « De Gaulle » qui a fait entrer la démocratie en France, qui s’est porté candidat avec le grade de Général, sans que personne ne s y oppose. C’est également le cas pour les Russes, les américains et tous ceux qui sont gouvernés ou représentent le peuple au parlement. L’armée fait partie de cette société et le grade de Général est un rang politique.

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Repris de l’Arabe par Md Ould Md Lemine


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