Défection du ministre gambien de la communication : Jammeh perd sa voix

, par  masterEveil , popularité : 17%

Pour ceux qui ne le connaissent pas, Shériff Bojang est un jeune brillant journaliste qui a rejoint Yaya Jammeh il y a deux ans de cela. C’est lui qui a lu à la télévision d’Etat gambienne le retrait de son pays de la CPI, arguant que cette instance n’a pas jugé bon d’instruire la plainte contre les pays d’Europe pour génocide commis sur les jeunes Africains.

C’est aussi l’homme par qui les instructions sont passées pour couper la Gambie du reste du monde à la veille de la présidentielle du 1er décembre dernier quand Yaya Jammeh avait ordonné l’interruption des appels internationaux entrants et sortants ainsi que l’arrêt de la bande passante Internet de tous les opérateurs de télécommunication en Gambie.

Dans une déclaration rendue publique, l’ancien ministre de gambien de la communication déclare, " c’est mon avis et ma position que les résultats de l’élection du 1er décembre représentent fidèlement la volonté souveraine du Peuple gambien. Les tentatives actuelles bien qu’elles semblent constitutionnalistes sont en fait une tentative de subvertir la volonté expresse de l’électorat gambien. Le peuple a parlé et il ne pouvait parler plus fort et plus clair. Les Gambiens veulent du changement".

Le ministre démissionnaire va plus loin et appelle ses collègues à abandonner Yaya Jammeh. "J’en appelle par la présente à mes collègues du cabinet parmi lesquels d’honorables dames et messieurs de premier ordre et bien entendu Son Excellence le Président Jammeh à faire un examen de conscience et à prendre la bonne décision dans les délais les plus raisonnables pour le présent et l’avenir de la Gambie", soutient Shériff Bojang.

Source Enquête