Des centaines d’embarcations de pêche artisanale bloquées à quai

, par  masterEveil , popularité : 16%

Plusieurs centaines d’embarcations de pêche artisanale opérant dans les eaux mauritaniennes sont bloquées à quai depuis le 25 janvier dernier, indique-t-on de sources concordantes depuis le 30 janvier dernier.
A l’origine de cette situation une législation adoptée au cours des dernières années sans être mise en œuvre, et subitement « réchauffée » la semaine dernière. Les nouvelles dispositions appliquées par les autorités de la pêche « exigent que tous les éléments étrangers opérant sur les embarcations de pêche soient expressément mentionnés sur la licence-autorisation de pêcher ».
Du coup, plusieurs embarcations dans les eaux sous juridiction mauritanienne de Nouadhibou (Nord) à Ndiago (Sud) en passant par Nouakchott (centre), ne peuvent plus prendre la mer.
Ce phénomène de pirogues de pêche artisanale en rade est particulièrement visible à la plage des pêcheurs et au marché aux poissons de Nouakchott ce 30 janvier.
« Le problème qui se pose aujourd’hui est lié à l’insuffisance de la main d’œuvre nationale. En effet, plusieurs pêcheurs étrangers, notamment de nationalité sénégalaise, étaient employés sur ces embarcations artisanales appartenant à des opérateurs locaux sur la base d’une licence indiquant que tous les éléments sont de nationalité mauritanienne.
Mais la réglementation entrée en vigueur la semaine dernière astreint à la spécification des éléments étrangers. Nous sommes bloqués. Toutes nos pirogues sont à terre faute de main d’œuvre », se plaint IBM, un mareyeur mauritanien.
Conséquence, ce sont plusieurs centaines de pirogue de pêche qui sont à quai. Une situation qui va se traduire par une chute de l’offre sachant que c’est la pêche artisanale qui approvisionne les citoyens en poissons.
Dans ces conditions, les ménagères craignent une pénurie de poissons, avec pour conséquence une montée en flèche du prix des poissons, un aliment très apprécié par plusieurs centaines de milliers de Mauritaniens.

Par notre correspondant à Nouakchott Cheikh Sidya
Le360.ma