Des défenseurs mauritaniens des droits de l’homme confondus à des immigrés clandestins

, par  masterEveil , popularité : 12%

Le ministre de la culture, de l’artisanat et des relations avec le parlement, porte-parole du gouvernement, Dr Mohamed Lemine Ould Cheikh a commenté jeudi 26 juillet courant à Nouakchott, les résultats de la réunion du Conseil des ministres, tenue quelques instants auparavant.
Répondant à une question relative à « l’interdiction de voyage faite par le gouvernement à l’endroit des défenseurs des droits de l’homme mauritaniens pour les empêcher de participer à Genève à la conférence internationale sur la lutte contre la torture », le porte-parole a dit :

« Les gardes- côtes de la Mauritanie, qui a des obligations internationales dont certaines sont d’ordre sécuritaire, se rapportant à l’immigration clandestine, ont arrêté au cours des dernières semaines plusieurs clandestins, qui empruntent pour leur majorité les aéroports », a-t-il ajouté.

« Partant de ces engagements précités, tout visa suspecté conduit à une instruction quant à son origine, où il a été établi, s’il est faux ou non ; autrement dit, il s’agit tout simplement d’une manière de lutter contre cette immigration illégale, pour les cas qui prêtent au doute, ce qui est en soi une conduite routinière qui a lieu dans n’importe quel autre Etat », a-t-il ajouté.
L’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains évoque dans un récent communiqué, des entraves à la liberté de mouvement et d’association de Mme Maimouna Alpha Sy, secrétaire générale du Collectif des veuves, Mme Aissata Anne, vice-présidente du Collectif des veuves, Mme Aissata Diallo, porte-parole du Collectif des veuves, M. Sy Yaya Ousmane, chargé de relations extérieures du Collectif des orphelins, et M. Baba Traoré, vice-président du Collectif des rescapés, alors qu’ils devaient participer à la 64ème session du Comité contre la torture des Nations unies (CAT) à Genève (Suisse).


Echos&Confi

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