Détention « arbitraire » d’anti-esclavagistes : Amnesty exige la libérationdes 13 militants de l’Ira

, par  Webmastrer , popularité : 13%

13 militants anti-esclavagistes ont été arrêtés lors d’une manifestation à Nouakchott et seront jugés aujourd’hui. Amnesty International et 16 organisations de la Société civile déplorent cette situation et exigent que les détenus soient libérés.

Arrêtés en début du mois de juillet suite à une manifestation dans la capitale mauritanienne pour « rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance a une organisation non reconnue », 13 militants anti-esclavagistes se­ront devant la barre du Tri­bunal de Nouakchott aujour­d’hui. Ils risquent une peine de 2 ans de prison en plus d’une amende si ces accusations sont avérées. Ces détenus militent dans l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA Mau­ritanie), qui est une ONG de défense des droits humains.
Amnesty International juge « arbitraire » cette décision et soutient que « ces militants sont des prisonniers d’opinion et accusés à tort et incarcérés en vue d’entraver leur travail légitime. Régulièrement pris pour cibles en raison de leurs opinions, ils doivent être libères immédiatement et sans conditions », confirme Kiné Fatim Diop, chargée de Campagne pour l’Afrique de l’Ouest à Am­nesty International. Depuis leur arrestation, ces détenus n’ont aucune nouvelle de leurs familles encore moins de leurs avocats. En outre, le Président du Forum des organisations nationales des droits de l’homme(Fonadh), Mamadou Sarr, dénonce cette injustice et estime que« rien ne justifie de leur empêcher de com­­mu­niquer avec leurs familles et leurs avocats ». Car, selon lui, « toute personne privée de liberté a le droit de bénéficier de l’assistance d’un avocat, de communiquer avec ses proches et de recevoir leurs visites ». Par ailleurs, deux autres militants anti-esclavagistes ont été arrêtés et détenus en « secret » pendant plus de 5 jours avant d’être libérés par la suite sans« inculpation ». Dans un communiqué, Amnesty Inter­national fait savoir que cette arrestation est purement illégale. Selon Am­nesty, la Mauritanie, qui a signé le Pacte international relatif au droit civil et politique, est dans l’obligation d’arrêter de réprimer ces militants anti-es­clavagistes mais également de faire en sorte que ces défenseurs des droits humains puissent jouir de leurs droits pour pouvoir travailler dans des conditions meilleures. D’autant plus que la Mauritanie a adopté récemment une loi qui criminalise l’esclavage.

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