Dialogue inclusif en Mauritanie : Une concertation qui n’a pas encore donné de résultats

, par  masterEveil , popularité : 8%

La concertation pouvoir-opposition, dénommée "dialogue national inclusif", lancée le 29 septembre dernier en Mauritanie, sous la supervision des plus hautes autorités du pays, n’a, jusqu’ici pas encore donné de résultat, selon les observateurs.
Le processus, qui devrait durer une dizaine de jours, a été prolongé jusqu’au 18 octobre pour, selon la commission de communication, "approfondir et élargir les débats autour de certains points inscrits à l’ordre et qui n’ont pu être suffisamment examinés".
Pour l’opposition radicale, qui boycotte ces assises, il s’agit d’une expression de "l’obstination du pouvoir à perpétrer un coup d’état contre la constitution, par le biais des propositions de son parti au cours de son pseudo-dialogue et des manœuvres entreprises par son président au sujet du troisième mandat".
Pourtant, le président Mohamed Ould Abdel Aziz qui est à son deuxième et dernier mandat de cinq ans qui doit expirer en 2019, a déclaré, à plusieurs occasions, ne pas "vouloir se représenter aux prochaines présidentielles".
Des personnalités proches du pouvoir participant aux journées de concertation ont émis le vœu de voir le "chef de l’Etat bénéficier d’un troisième mandat pour terminer les chantiers qu’il a lancés". Une proposition qui ne figure pas toutefois dans le document présenté par l’Union pour la République, parti au pouvoir et bras politique du président Mohamed Ould Abdel Aziz.
Cette question de troisième mandat qui passe obligatoirement par le réaménagement de la constitution, continue d’alimenter le débat au sein de la classe politique et sur les réseaux sociaux.
Les partis de l’opposition modérée et certaines organisations de la société civile se sont prononcés, sans détour, contre toute volonté de changement constitutionnel qui remettrait en cause les dispositions relatives à la limitation des mandats.
Ils estiment tout de même, que "les amendements proposés doivent rester dans le cadre des réformes institutionnelles" comme la suppression du Sénat et d’autres conseils qui constituent des charges pour l’Etat.
Pas question, affirment-ils, de toucher aux articles verrouillés à savoir les articles relatifs aux constantes nationales telles que "la religion islamique, l’identité arabe et africaine, l’intégrité territoriale, le caractère républicain du pays, son nom, sa devise, son drapeau, son hymne national, ses langues et le nombre des mandats présidentiels".
Du côté de l’opposition radicale, on appelle à la mise en place d’un "front large pour s’opposer à toute atteinte à la constitution". Un appel à mobilisation pour une marche contre les "manœuvres du pouvoir visant un troisième mandat" est lancé par le Forum national pour la démocratie et l’unité pour le 29 octobre prochain.


Echos&Confi

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