Echos 990

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Que cache le limogeage de la ministre de la culture et des sports  ? Il faut dire que ce scandale qui éclabousse le gouvernement démontre que dans les hautes sphères du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz, il y’a des pratiques récurrentes qui montrent que la gabegie est encore au plus haut sommet de l’Etat. La ministre qui n’est pas connue pour être une modèle de bonne gouvernance et de probité avait été coptée pour son allégeance au président des pauvres et non par ses capacités de gestion, comme la plupart des ministres qui gèrent certains départements sensibles. On verra comment le pouvoir actuel va gérer cette délicate question qui met à nu un pan du pouvoir où il existe le népotisme et le laissez faire et le laisse allez. "C ’était tellement gros qu’on ne pouvait pas cacher ce scandale au moment où Aziz place ses pions partout pour préparer les futures échéances électorales », explique un cadre de l’UPR. 

S’agissant encore du départ de la ministre de la culture, les spéculations vont bon train ! on estime que peut-être pour une fois Mohamed Ould Abdel Aziz va procéder à un profond chambardement de son gouvernement. Jusqu’à une certaine période très proche, celui qu’on appelait "le président des pauvres " procédait à des retouches ne voulant pas bouleverser l’architecture du gouvernement, pendant que dans on parti on réclamait un véritable sursaut pour relancer la machine gouvernementale qui est grippé e du fait d’une certaine usure et de l’immobilisme et ce, depuis quelques temps. Par ailleurs , on indique que face à l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir, il faut donner une réponse claire et nette et adopter une position de leadership, en reprenant l’initiative politique qui aujourd’hui, tourne autour du patron de l’APP et même d’une partie de l’opposition.

Contrairement à tout ce qu’on raconte, les populations de Nouadhibou, ne sont pas sorties en masse pour accueillir le président Mohamed Ould Abdel Aziz. Il faut dire que les populations sont désabusées et toutes les promesses faites n’ont jamais été tenues tout au contraire. "Les présidents viennent, ils promettent, promettent monts et merveilles et après les élections, on ne voit plus rien », commente un ressortissant de cette ville. Il ajoute : « c’est une ville délaissée complètement, il n’y a plus beaucoup d’investissement, la pêche se meurt, il y’a la Snim qui est là".

Quand on rétorque ce brave monsieur que la zone franche que vient d’inaugurer le président est un atout pour la région et la Mauritanie, un autre interlocuteur reste sceptique et pense plutôt à une opération électorale qu’autre chose. Il importe de reconnaitre qu’effectivement la ville de Nouadhibou qui a été un moment un fleuron de notre économie connait depuis quelques années une situation difficile et les populations subissent de plein fouet la crise socio-économique qui secoue notre pays. Espérons que la zone franche puisse apporter un peu d’espoir et de quiétude pour les Stéphanois.

La TVM a une nouvelle directrice par le fait du prince. Après le départ de Moudir pour le port de Nouadhibou, les spéculations sur les personnes qui allaient diriger cette lucarne allaient bon train dans les salons huppés de notre capitale. Enfin, sans surprise pour les initiés "la nouvelle est connue et le choix non plus n’a pas surpris certains, le contraire allait surprendre" ironise un cadre de cette boite où se sont succédé plusieurs directeurs selon la volonté du Président de la république". Une autre remarque s’impose, c’est encore une militante membre du Bureau Exécutif du parti Etat qui est à la tête de ce médium. On dirait qu’il y’a une volonté de verrouiller tous les entreprises des MEDIAS et ce, au moment où on parle de la libéralisation poussée et la diversité de l’information en Mauritanie. Pour certains analystes, il faut croire que ce sont les futures échéances électorales qui dictent les nominations du président Mohamed Ould Abdel Aziz, ou simplement la fidélité au président des pauvres.

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