Echos et confidences n°996

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  • Le report des élections municipales et législatives était inévitable, explique un cadre du parti de la Majorité présidentielle. « On ne pouvait aller aux élections avec simplement notre mouvance, ce qui aurait été très grave et surtout assez gênant pour la crédibilité des futures élections » a-t-il poursuivi. En fait « on a besoin au moins de quelqu’un comme Messaoud Ould Boulkheir, car , à nos yeux il représente encore quelque chose dans l’échiquier politique dans le pays ». Selon notre interlocuteur, « sa non participation aurait donné un tonus à l’opposition radicale, particulièrement la COD, qui est boycottiste ». Simplement , il fallait souligner également les déclarations du président lors de son SHOW, à Néma, ou des contradictions ont apparu dans son discours , démontrant aux uns et aux autres que cette fameuse CENI, n’est nullement indépendante , tout au contraire. Par ailleurs on sent un certain frémissement dans la mouvance présidentielle. 
  • A propos justement de cette honorable CENI, on estime dans certains milieux et dans cercles qu’il faut élargir cette instance pour lui donner une certaine marge de manœuvre dans ses actions et surtout pour asseoir son indépendance vis a vis du pouvoir en place. Il semble que certains segments de la majorité présidentielle ne sont pas opposés à cet élargissement, même si on murmure qu’un parti politique de la majorité présidentielle s’oppose à cette éventualité, privilégiant les décisions arrêtées par le comité de suivi de la mouvance présidentielle, issu des journées de concertation nationale. En tout état de cause, quelle sera la position de la coordination de l’opposition politique ? Va-t-elle accepter de participer à cet élargissement qui constitue pour certains une concession ? Aura-t-elle à faire d’autres propositions pour avancer, ou remettra-t-elle en selle la proposition dite l’initiative de Messaoud ? Pour le moment, Il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. En fait, il faut observer pour le moment l’attitude :Wait and see ! 
  • Même avec le report des élections législatives et municipales, le parti Etat, l’UPR, a eu d’énormes difficultés pour asseoir la liste de ses candidats à la candidature aux futures élections. La bataille a été dure. Dans toutes les willayas du pays, les secrétaires fédéraux de l’UPR, ont eu quelquefois recours à l’administration ou même à des officiers supérieurs des forces de sécurité et de l’ordre pour "rétablir l’ordre" au sein du parti Etat et gérer les choix des personnalités candidates. On constate par ailleurs des dissidences et des affrontements dans certaines localités du pays. Il faut noter que l’UDP qui appartient à la mouvance présidentielle est également en ordre de bataille dans certaines régions. Ce parti qui a perdu du terrain en se confondant à l’UPR, espère engranger quelques élus dans des localités où elle a pignon sur rue. On signale également que certains cadres de l’UPR qui n’ont pas bénéficié du choix de leur parti ont rejoint l’UDP ou le parti El Wiam qui n’est en fait qu’un appendice de l’UPR.
  • Le patron de l’UFP, Dr Mohamed Ould Maouloud n’est pas allé avec le dos de la cuillère. Pour lui « le président Mohamed Ould Abdel Aziz n’a pas de vision, ni de projet politique. C’est une classe d’affairistes qui nous gouverne et dirige le pays » a indiqué dans une radio de la place le président de l’Ufp qui estime qu’on construit une nouvelle ville a plus de 15 Milliards d’ouguiyas, alors qu’ avec 7 mm d’eau Nouakchott patauge dans les eaux qui engloutissent toute la capitale et crée d’énormes difficultés aux populations. Il met également en cause le problème de l’assainissement de la capitale. C’est une question que ne peut résoudre le gouvernement de Mohamed Abdel Azi z qui se préoccupe d’autres questions secondaires alors que les conditions de vie des populations demeurent difficiles dans tout le pays. Voyez le carburant qui augment et qui va encore augmenter. Il a également affirmé sa position sur les futures élections législatives et municipales qui seront boycottées si le gouvernement n’ouvre pas un dialogue sincère avec la COD.

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