Economie | Le PESCC se retire après 4 années d’un compagnonnage citoyen

, par  masterEveil , popularité : 11%

Rideaux ! Le Programme de l’Union Européenne pour la Société Civile et la Culture –PESCC- vient de boucler ses quatre années en Mauritanie. « Régi par la Convention de financement FED/2010/22588, signée le 26 septembre 2012 » par la Mauritanie et l’U.E, a hauteur de 7 millions d’Euro, a dit M. Patrick RYCKAERT, le coordinateur-Régisseur UGP dans son discours de clôture.

C’était en présence de Mme Hawa Tandia, Ministre des relations avec le Parlement et la Société Civile et son collègue de la Culture et de l’Artisanat, porte parole du gouvernement, du Wali de la Wilaya de Nouakchott Ouest, de M. Beaumont, chef de Coopération de l’U.E dans le pays et plusieurs autres personnalités.

A l’heure du dépôt de bilan, le PESCC dans sa phase évolutive aura multiplié les mesures protectionnistes dans un espace communautaire en construction et dont les enjeux restent encore énormes, malgré « les premières dynamiques et autres effets constatées en terme de participation effective des organisations de la société civile à la définition des politiques, et à leur suivi ».

A lire à travers le prisme des Accords de Cotonou, le PESCC est une stratégie bien pensée qui prône « la reconnaissance et renforcement du rôle de la société civile ». Une mesure qui attaque sur plusieurs fronts, pour approcher administrateurs et administrés dans un processus de développement intégré, qui a été rendu possible grâce aux efforts conjugués de tous. Une coopération basée sur l’entraide, et qui aura été le couronnement d’un enjeu énorme avec un maillage territorial qui aura « mutualisé » les efforts de plus 400 organisations de base, réparties dans l’ensemble des mou gathas du pays.

Ayant à son arc, les acteurs non étatiques, la culture comme vecteur de développement et autres priorités à l’image du Cadre Stratégique de Lutte contre la Pauvreté, devenue la Stratégie de Croissance Accélérée pour la prospérité partagée –SCAPP- Chacun en ce qui le concerne, va trouver avec lui une voie de salut. Celle qui consiste de conduire à terme le processus de mise en orbite d’une affaire que personne ne fera à votre place.

Des mauritaniens nombreux dans la grande salle d’un hôtel de la place sont revenus sur les quatre années où ils ont bénéficié d’ateliers de renforcement de capacités, en bonne gouvernance, en action publique, en démocratie, droits humains et artisanat. Le grand intérêt manifesté par lesdits acteurs s’explique, entre autre, par leur caractère participatif à un programme qui s’est « révélé être un grand atout » au travers duquel des consensus et des échanges ont conduit dans bien des domaines, par nature controversés.

Toutefois, dans un contexte de libre-échange supposé et d’intégration souhaitée, le programme européen n’a pu étendre ses tentacules partout, certains lui reprochent d’accorder plus d’attention à la société civile, qui malgré une position dominante, essaye de contenir l’avancée commerciale de certains concurrents, à l’image des réalisateurs, qui ont trouvé en lui « la mort du cinéma », tout en souhaitant son retour. L’UE rassure que si le PESCC s’achève, les 27 états de l’Europe demeurent la seule constante, et que la position dominante d’une partie, ne doit être perçue comme un risque de restriction.

Toutefois, pour les organisations de la société civile, il y a une nécessité nationale, c’est « le projet de loi de la SC en souffrance, pour un régime déclaratif. Il aurait plus d’avantages que le régime d’autorisation que la société civile récuse » éructe Me Moctar Mamadou Diallo.

Le déroulé de la journée de clôture du programme de l’union européenne pour la société civile et la culture, s’est achevé dans « l’espace citoyenneté ». Dans cette exposition, comme l’exige le cahier de charges le « soutien à la réalisation d’activités des organisations de la société civile et acteurs culturels à échelle locale dans six régions » a été peint.

En cette matinée moite, enjolivée par les éclats de rires des nombreux participants, venus revisiter l’artisanat mauritanien, en déchiffrer les messages. La cours de l’hôtel a brillé évidemment dans une magnifique cimaise qui a retrouvé des couleurs de biennale. Ce fût une façon exceptionnelle de terminer en beauté le PESCC.

ADN _ Cridem


Echos&Confi

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