Election de Donald Trump : Mot de l’Ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, Larry André

, par  masterEveil , popularité : 6%

Hier, les Américains ont choisi Donald Trump comme 45ème président des États-Unis d’Amérique et cela nous donne l’opportunité de célébrer le bon fonctionnement du processus électoral démocratique américain.
Bien qu’il y ait eu certainement de nombreux dépassements dans cette campagne électorale très disputée, le résultat final est le même que les précédentes élections : des élections libres et équitables suivies de l’acceptation des résultats par les différents challengers et enfin d’une transition pacifique du pouvoir.
Les liens qui unissent nos deux peuples sont fondés sur nos valeurs partagées, notre intérêt commun pour une meilleure sécurité régionale, et notre attachement à un développement économique durable.
Larry André,
Ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie

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Déclaration du Président Obama après l’élection de Donald Trump
LE PRÉSIDENT : Bon après-midi à tous. Hier, avant que le décompte des votes ne commence, j’ai enregistré une vidéo, que certains d’entre vous ont peut-être regardé, dans laquelle je disais aux Américains Quel que soit le parti que vous souteniez aux élections, que votre candidat ait gagné ou perdu, le soleil se lèvera demain matin.
Et ma prédiction s’est bien réalisée. Le soleil s’est levé. Je sais que la nuit a été longue pour tout le monde, comme pour moi. Je me suis entretenu avec le président élu Donald Trump la nuit dernière. Il était 3h30 du matin environ, si je me souviens bien. Je l’ai félicité d’avoir remporté l’élection. Et j’en ai profité pour l’inviter à la Maison Blanche demain pour parler de la transition entre nos deux présidences et faire en sorte qu’elle soit réussie.
Ce n’est un secret pour personne que le Président élu et moi-même avons des divergences sérieuses. Rappelez-vous, il y a huit ans, le président Bush et moi-même avions des désaccords importants. Cependant, l’équipe du président Bush a fait preuve d’un professionnalisme et d’une gentillesse inégalées pour que la transition soit aussi harmonieuse que possible et nous permette de repartir sur les chapeaux de roue. Et vous vous rendez compte rapidement d’une chose quand vous occupez la fonction, c’est que la présidence et la vice-présidence nous transcendent tous.
J’ai donc demandé à mon équipe de suivre l’exemple donné par l’équipe du président Bush, il y a huit ans, et de consacrer tous leurs efforts à faire de la transition une réussite pour le Président élu, car nous devons tous contribuer à son succès en l’aidant à unir et diriger le pays. Une passation pacifique du pouvoir est l’une des marques de la démocratie. Et au cours des prochains mois, le monde entier va pouvoir en témoigner.
J’ai également eu l’occasion de m’entretenir avec madame Clinton. Je viens d’ailleurs d’entendre ses remarques et elles me remplissent de fierté. Elle a eu une vie publique extraordinaire. Elle fut une exceptionnelle Première dame et une remarquable sénatrice de l’État de New York. Et comme secrétaire d’État, elle fut inégalable. Je suis fière d’elle. De nombreux Américains l’admirent. Sa candidature et sa nomination revêtent une importance historique et envoient un signal à toutes les jeunes filles du pays qui savent maintenant que rien n’est impossible et que la voie vers les plus hautes responsabilités politiques leur est ouverte. Et, je ne doute pas que le président Clinton et elle-même continueront à œuvrer pour le bien des Américains et des peuples du monde entier.
Bien entendu, il règne une certaine tristesse lorsque votre parti perd les élections. Toutefois, le lendemain, nous devons nous souvenir que nous faisons tous partie de la même équipe. Il y a eu une confrontation interne, mais nous ne sommes pas d’abord des Démocrates ou des Républicains. Nous sommes avant tout des Américains. Nous sommes des patriotes et nous voulons tous ce qui est le mieux pour ce pays.. C’est ce que j’ai cru comprendre dans les observations prononcées par M. Trump, la nuit dernière. C’est d’ailleurs ce qu’il m’a répété quand je lui ai parlé directement. Et j’ai été encouragé par cela. C’est ce dont le pays a besoin - un sentiment d’unité ; un sentiment d’inclusion ; le respect de nos institutions, notre mode de vie, notre état de droit ; et un respect mutuel. J’espère qu’il maintiendra cet esprit tout au long de cette transition, et qu’il entreprendra sa présidence sous ces auspices.
J’ai aussi demandé à mon équipe de garder la tête haute, parce qu’ils ont accompli un travail remarquable jour après jour – souvent sans tambour ni trompettes et en toute discrétion – que ce soit dans des agences, des domaines politiques obscurs qui permettent au gouvernement de mieux fonctionner et de le rendre plus réactif, plus efficace, plus convivial afin d’être au service du plus grand nombre. Grâce à toute cette énergie dépensée, le prochain président aura à sa disposition un pays plus puissant et en meilleur état qu’il y a huit ans.
Que nous remportions ou perdions l’élection, ce fut toujours notre mission. Et cette mission fut la nôtre depuis le premier jour de ma présidence. Tous les membres de mon équipe peuvent être extrêmement fiers du travail qu’ils ont accompli, de même que tous les Américains que j’ai eu l’occasion de rencontrer dans tout le pays et qui continuent chaque jour à construire sur ces bases. Les enseignants dans les écoles, les médecins dans les services d’urgence, les petites entreprises qui mettent tout leur énergie pour faire quelque chose, tout en veillant à ce que leurs employés soient bien traités. On ne peut oublier tout le travail important que réalisent les pères, les mères, les familles et les fidèles des différentes églises dans chaque État. Tout cela contribue à rendre l’union plus parfaite.
Ce fut une longue et difficile bataille. De nombreux Américains triomphent aujourd’hui. D’autres beaucoup moins. C’est la nature de toute campagne électorale. C’est la nature de la démocratie. C’est dur et parfois conflictuel, bruyant, et pas toujours édifiant.
Aux jeunes qui s’engagent politiquement pour la première fois et sont sans doute déçus par les résultats, je veux leur dire de ne pas se décourager. Ne devenez pas cyniques.. Ne pensez jamais que vous ne pouvez pas faire une différence. Comme Madame Clinton l’a dit ce matin, « La lutte pour ce qui est juste vaut la peine ».
Parfois, vous perdez un débat. Parfois, vous perdez une élection. Ce pays n’a jamais suivi une ligne droite. La voie qu’il emprunte est sinueuse. Certains pensent que le pays avance quand pour d’autres il semble reculer. Et ce n’est pas plus mal. J’ai perdu dans le passé des élections, à la différence de Joe (rires). Mais bon.
(Le vice-président se bénit lui-même.) (rires.)
LE VICE PRÉSIDENT : Souvenez-vous, vous m’avez battu à plates coutures (rires).
LE PRÉSIDENT : Ça arrive parfois en politique. On essaie de persuader les électeurs que nous avons raison. Puis vient le jour du vote. Et lorsque nous perdons, nous tirons les leçons de nos erreurs, nous passons du temps à réfléchir et à panser les plaies, puis on se remet en selle, et nous voilà repartis, prêts à en découdre avec plus d’acharnement.
Le fait est que nous allons toujours de l’avant, avec une présomption de bonne foi à l’égard de nos concitoyens, parce que cette présomption est indispensable au fonctionnement d’une démocratie dynamique et efficace. C’est ce qui a permis à ce pays d’avancer depuis 240 ans. C’est de cette manière que nous avons pu repousser les frontières et promouvoir la liberté dans le monde entier. Nous avons ainsi pu renforcer les droits que nous ont donnés nos pères fondateurs et les étendre à tous les habitants de ce pays. En résumé, c’est ce qui nous a permis d’aller aussi loin.
Et c’est la raison pour laquelle je crois que cette incroyable aventure qui est la nôtre se poursuivra. Je ferais d’ailleurs tout mon possible pour que le prochain président réussisse dans cette entreprise. Comme je l’ai déjà dit, le président est comme un coureur de relais. Il prend son bâton, court du mieux qu’il peut et avec un peu de chance, lorsque vient le temps de transmettre ce bâton, il a parcouru du chemin, il a fait quelques progrès. Et, c’est ce que nous avons fait. Il me reste à assurer la bonne exécution de la transition, parce que nous nous faisons tous partie de la même équipe.
Entendue ? Merci à vous tous (applaudissements).


Echos&Confi

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