Elections en Mauritanie : Ould-Abdelaziz appelle à barrer la route aux islamistes

, par  masterEveil , popularité : 15%

A la veille des élections législatives et locales en Mauritanie, le président, Mohamed Ould-Abdelaziz, a exhorté les électeurs à ne pas voter pour les listes des partis islamistes, qu’il a qualifiés de « danger pour la stabilité et la démocratie du pays ».

Dans un meeting de fin de campagne de l’Union Pour la République (UPR), le parti au pouvoir, Ould-Abdelaziz a déclaré devant des milliers de ses partisans : « Notre objectif dans ces élections est de débarrasser le pays de l’extrémisme et de la corruption et de neutraliser un certain nombre de partis politiques qui constituent une menace pour le pays, parce qu’ils sont de nature extrémiste et se présentent sous couverture de l’islam politique », tout en appelant à « immuniser à la fois l’Etat, la société et la religion ».

Cette sortie du chef d’Etat mauritanien s’explique par le forcing menée par les islamistes sur plusieurs fronts. Ainsi, tout en annonçant sa participation à ces élections, la principale formation islamiste mauritanienne, le Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD), connue sous son acronyme arabe (Tawassoul) et proche de l’internationale des Frères musulmans, a radicalisé ses positions contre le pouvoir en place, en remettant en cause, d’entrée, la légitimité de la Commission Nationale Electorale Indépendante (Ceni).

Ce qui fait aussi craindre une percée des islamistes aux élections de demain, samedi 1er septembre 2018, ses alliances contre nature, en présentant avec le Mouvement Pour la Refondation (MPR) de Kane Hamidou Baba, des listes communes dans la vallée du fleuve Sénégal, dominée par la minorité noire des Haratins. Le MPR est à l’avant-garde de la lutte contre l’esclavage dont sont victimes les Haratins en Mauritanie.

Parallèlement à cet activisme électoral, les islamistes mauritaniens poursuivent leurs pressions tous azimuts pour discréditer le président Ould-Abdelaziz en mettant en doute son intention de ne pas briguer un troisième mandat.

Les Mauritaniens redoutent, par-dessus tout, une jonction fatale entre les partis islamistes légaux avec les différents groupes djihadistes, très actifs dans la zone frontalière avec le Mali.

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