Ere postélectorale : Quel Premier ministre pour le futur gouvernement ?

, par  Webmastrer , popularité : 15%

Les rideaux sont tombés sur l’agenda électoral dont le second tour s’est achevé la semaine dernière avec l’obtention du parti au pouvoir d’une majorité confortable, lui permettant de garder le cap politique ex ante pour la prochaine législature.


Une approche non partagée par les observateurs, qui circonscrivant les déclarations du Président de la République selon laquelle, l’alternative politique ne signifie nécessairement un changement du gouvernement, dans le cadre de la politique politicienne, estiment que Ould Abdel Aziz est dans l’obligation constitutionnelle de réajuster son attelage gouvernemental, s’il tient à maximiser ses chances pour les futures présidentielles de 2014.

Des rumeurs persistantes, rapportées par certains médias auprès de quelques sources, mais non encore authentifiées, donnent l’actuel président du parti au pouvoir, l’Union Pour la République (UPR) Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, futur Chef du gouvernement de l’ère postélectorale.

Cette information est largement débattue dans les salons nouakchottois et les cercles de l’UPR, fondées semble-t-il sur le principe de récompense et de sanction prôné par le Chef de l’Etat contre les insurgés parmi les candidats de l’UPR.

Une politique qui a fait tomber des têtes à Guerrou dont l’ancien conseiller du Président de la République Yahya Ould Sid’El Moustaph et l’Ambassadeur de la Mauritanie à Rome Mohamed El Moctar Ould Dahi, indexés d’avoir travaillé politiquement contre l’UPR à Guerrou, faisant tomber cette citadelle politique dans le giron des islamistes.


L’actuel Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, serait également accusé d’avoir mal travaillé politiquement dans son fief, contrairement au président du parti au pouvoir Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine, qui est crédité d’une bonne dose de succès réalisés par l’UPR au cours des dernières élections législatives et municipales.

Même si le Président de la République tient à son actuel Premier ministre, comme il l’a toujours manifesté, après 5 ans de direction du pays, qu’à son avis, il n y a pas nécessairement une corrélation entre les résultats d’une élection et le changement d’un gouvernement, l’opinion est encore prise de trop de suspens, assoiffée d’un changement d’hommes aux commandes du pays pour donner à la Mauritanie une autre cadence que celle de l’impasse politique qui a rythmé la vie politique au cours des dernières années.

En effet, malgré l’organisation largement saluée de ces élections par certaines grandes Ambassades nationaux, l’opposition continue de dénoncer et de parler d’agenda électoral unilatéral non transparent.
Devenu seconde force du pays, le parti Tawassoul qui reconnaît aux élections beaucoup de lacunes a appelé de son coté au lancement d’un nouvel dialogue politique général impliquant les partis de l’opposition radicale.

 Autant d’ingrédients politiques qui renforcent la polémique sur le futur gouvernement ainsi que sur le profil du prochain Premier ministre, auquel sont avancés pour le moment Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf et le leader de l’UPR Mohamed Mahmoud Ould Mohamed Lemine. Lequel des deux sera le futur dauphin du Président de la République ? It is the question.


Echos&Confi

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