Événement politique et littéraire : « Plutôt mourir que de faillir » : c’est le titre du livre que vient de faire paraitre son excellence, Ahmedou Ould Abdallah.

, par  masterEveil , popularité : 6%

Diplomate chevronné, il a été plusieurs fois ministre, d’abord sous le régime civil de Mokhtar Ould Daddah, puis il fera son entrée dans le gouvernement issu du coup d’Etat du 10 juillet 1978, comme ministre des Affaires étrangères.

Il quittera les militaires, que son franc-parler dérangeait, pour rejoindre l’organisation des Nations Unies (ONU), où il occupera deux décennies durant de hautes fonctions. Représentant spécial du Secrétaire Général dans plusieurs pays, dont le Burundi et la Somalie.
Comme l’affirmait un de ses amis diplomates : « cet homme, fils d’une grande tente, natif du Hodh El Gharbi, aime côtoyer le danger au lieu de se mettre à l’abri dans le confortable immeuble de Manhattan ». Il est actuellement Président du CENTRE 4S dont le siège est à Nouakchott.

« Le livre retrace le parcours d’un Maure pétri des meilleures traditions et valeurs de sa société. Un long voyage qui le mène à travers une vie professionnelle intense, aux antipodes des « plans de carrière » prévus par sa famille. De l’austère désert mauritanien aux débats du Conseil de Sécurité, chaque étape est en elle-même, une histoire entière à raconter. Le livre rapporte des faits historiques, d’importantes réflexions politiques, mais aussi d’intéressantes anecdotes. »
Par ailleurs, ce qu’il faut retenir, c’est contrairement à certaines habitudes de quelques « écrivains et politologues mauritaniens », le livre relate des évènements qui ont pour source des manuscrits, et des notes de l’auteur qui éclairent chacune des époques évoquées.
C’est là une grande originalité. En outre, l’auteur souligne les rapports multiformes et historiques avec nos voisins qui sont d’une brulante actualité.
On parcourt les 330 pages du livre, subdivisés en six chapitres, en retraçant l’histoire d’un homme, d’une expérience, mais également d’un pays qui se cherche et qui veut s’affirmer. Ainsi, il nous présente sa vision sur la création de la SNIM, la naissance de l’Ouguiya, et notre plaine des Flandres.
On peut regretter le fait que l’auteur ne s’est pas appesanti sur la période du régime de l’ex Président Maouyia Ould Sid’Ahmed Taya et les événements douloureux de 1991, qu’il condamne et dénonce avec une grande franchise.
Néanmoins, il faut saluer l’auteur car, pour une fois, un homme politique rapporte des faits de son vécu et livre son analyse de grands événements qui ont marqué les cinquante dernières années de notre pays.
Nul doute, les chercheurs, les historiens, les universitaires, les hommes politiques, et les professionnels des média auront entre les mains un outil de travail qui leur permettra de mieux saisir certaines problématiques de notre pays de la période des indépendances aux évènements les plus récents.
On peut conclure par une citation de l’auteur : « Je crois nécessaire de dire ce que l’on pense non pour plaire ou pour blesser, mais comme des vérités à faire connaitre. Avec ce souci, je cherche à m’assurer que ces vérités historiques ne soient pas falsifiées, partiellement rapportées ou malmenées par ignorance, légèreté ou mauvaise foi. A cet égard, mon témoignage est une contribution faite au nom des principes, pour ne pas dire de l’éthique. »

AOB Eveil Hebdo


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