FPC : 3 ans déjà ! Par Yaya Cherif Kane

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Les Forces mauritaniennes pour le changement (FPC) viennent de souffler leurs trois bougies cette semaine à Nouakchott. Un anniversaire sur fond d’espoir pour la réconciliation nationale et qui marque leur retour au bercail après 27 années d’exil forcé.Trois ans déjà !

C’est un indice révélateur que la mutation des FLAM en FPC est acceptée par la majorité des mauritaniens à Nouakchott et à l’intérieur du pays. Le président Samba Thiam peut être fier de la longue marche de libération dont le point focal est la publication du manifeste du Négro-mauritanien.

Des progrès sont réalisés dans la dédiabolisation du nouveau parti malgré sa non reconnaissance par les autorités de Nouakchott. Le travail de formation des adhérents et l’implantation du parti dans le pays commencent à porter leurs fruits.

Qu’on le veuille ou non Samba Thiam est entré dans l’histoire en Mauritanie. Ancien prisonnier du régime de Ould Taya dans les années 86 et après avoir vécu 27 ans d’exil forcé aux Etats-Unis, le président des Forces mauritaniennes pour le changement (FPC) apparaît aujourd’hui comme un habile tacticien politique qui a permis une mutation réussie des FLAM en FPC en 2013 après le redéploiement à Nouakchott.

De la même manière il a su bien gérer cette scission d’un des plus vieux mouvements de libération en Mauritanie après le fameux congrès de la clarification en 2013.Une date historique qui marque la volonté du chef historique de réconcilier les mauritaniens avec eux-mêmes.

Trois ans déjà ! C’est un indice révélateur que Samba Thiam a su convaincre ses compatriotes pour la construction d’une autre Mauritanie multiculturelle.Le président des FPC s’est attelé d’abord à rendre visible l’appareil du parti ancré d’abord dans un quartier populaire de la Sebkha et ouverte sur le district de Nouakchott.

Ensuite le travail de dédiabolisation des FPC a porté ses fruits grâce à un travail de communication bien relayé par Kaaw sur les réseaux sociaux, la presse nationale et internationale.

Et les rencontres périodiques avec la classe politique mauritanienne toute tendance confondue, les hommes d’affaires, les diplomates étrangers à Nouakchott, les syndicats et les mouvements citoyens et personnalités de la société civile ont le mérite d’avoir réussi à rassembler autour de sa personne la confiance de tous.

Les FLAM peuvent lui reprocher tout mais pas la trahison des fondamentaux du mouvement. En réalité l’ancien prisonnier de Oualata a su tirer les leçons du passé et se tourne résolument vers l’avenir. En soufflant les 3 bougies le 24 septembre dernier, les FPC entendent porter tous les espoirs pour la réconciliation nationale et l’unité nationale.

Samba est conscient que la réalité du régime de Ould Aziz très autoritaire est un handicap pour la reconnaissance de son parti. Mais la longue marche de libération est une œuvre de longue haleine.

Par Yaya Cherif Kane, journaliste

Flamnet


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