Guidimakha-Selibabi : Cooptation d’héritage sur fond de l’esclavage à Dafort.

, par  masterEveil , popularité : 13%

L’ONG d’Opposition contre les discours extrémistes, terroristes et de l’esclavage a été saisie par des personnes qui sont menacées d’expropriation de leurs terres héritées depuis plusieurs générations. Le président Mohamed Ould Mbareck s’est déplacé à Sélibabi du 26 Mai jusqu’au 01 Juin 2018 pour s’occuper du dossier d’une très grande gravité. Les familles de deux hauts fonctionnaires de l’état sont impliquées dans cette expropriation à caractère d’esclavage coutumier. Il s’agit du directeur président du conseil d’administration de l’Agence Tadamoun, qu’on dit (lutter contre les séquelles de l’esclavage), M. Camara Moussa Seydi Boubou, et celle du ministre de l’environnement et du développement durable dans l’actuel gouvernement, M. Amédi Camara.

Ces familles féodales très orgueilleuses reprochent à leurs victimes d’avoir abandonnées leurs coutumes ancestrales sur la base du statut maitre-esclave (Laada). Elles défendent qu’un esclave ne peut prétendre à la propriété d’une terre cultivable, et que, les récalcitrants qui rejettent l’esclavage coutumier, ne peuvent hériter leurs propres parents, qui étaient des esclaves par héritage à leurs ancêtres. Trois personnes ont été mises en garde à vue par la gendarmerie : M. Bakari Sirakhé Camara, Mme Fouleye Nafi Camara et M. Diadié Seybani. Une plainte est introduite par l’ONG contre le discours extrémiste et l’esclavage contre Bakari Sirakhé et Fouleye Nafi. Leur dossier présente des cas avérés des tentatives d’expropriation d’héritage à caractère esclavagiste. Ce qui est condamné dans la loi 2015-031, notamment les articles suivants :

Article 12 : Quiconque s’approprie les biens, les fruits et les revenus résultant du travail de toute personne en la considérant esclave ou extorque ses fonds est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

Article 14 : Quiconque prive frauduleusement d’héritage toute personne, en considérant qu’elle est esclave, est punie d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante milles (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

Ce dossier soumis auprès du procureur de la république à Selibabi est suivi à Ould Yengé avec l’ordre de la brigade départementale pour identifier et mesurer les parcelles et l’audition des protagonistes.

Par la suite, à Selibabi, le 31 Mai 2018 et 1 juin 2018, le procureur après avoir entendu à plusieurs reprises les personnes concernées, a clarifié les dispositions légales concernant les terres et demande aux plaignants d’exploiter leurs terres héritées depuis plusieurs années de générations en générations. Le caractère esclavagiste de l’affaire s’est révélée d’office, étant donné que toutes les personnes visées par cette injustice sont issues de celles qui refusent de se soumettre à l’esclavagisme coutumier et social soninké dans le village Dafort.

L’ONG contre discours extrémistes et l’esclavage salue le travail du procureur de la république à Sélibabi pour la prise en compte des plaintes et sa lecture aiguë de ce qui se joue dans le dossier qui ne semble pas être le premier ni le dernier en la matière. Les milieux féodaux Soninké se permettent d’ignorer les lois du pays dans les zones rurales pour faire des chantages. Le volet sur les propos esclavagistes tenus par les mis en cause est en cours auprès du procureur. Nous suivons de près l’évolution du dossier et d’éventuelles manœuvres provocatrices pouvant viser les personnes plaignantes dans le village.

Cette mission est menée en collaboration avec le président du mouvement UVDS (Union de volontaires pour le développement dans Soninkara), M. Yacoub Bakhayokho et les plaignants, le président Mohamed Mbareck a effectué un séjour de quelques jours dans le Guidimagha.

Sélibabi 1 juin 2018

Pour le Bureau ONG Initiative d’opposition aux Discours Extrémistes.

Mohamed Mbareck, président.

guidumakha.com


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