HOMMAGE A L’IMMENSE HOMME DE CULTURE ET DE THEATRE FEU MOUSSA DIAGANA

, par  masterEveil , popularité : 16%

"cet homme que je n’ai jamais vu de son vivant m’a donné l’envie de m’intéresser à la culture "
Il nous appartient d’accompagner dignement le repos éternel de ceux parmi nous qui ont brillamment vécu au milieu de leur semblable en accomplissant leur mission sur terre avec dévotion, abnégation, faisant preuve de don de soi, par d’énorme sacrifice, pour nous léguer d’immenses héritages, qui inspirent à l’homme des valeurs qui élèvent l’humanité. C’est ainsi dans cet article, nous essayons de rendre à notre regretté frère Moussa Diagana, un hommage, qui sera loin de rendre compte des grandes qualités de l’homme et de son immense œuvre, car il fut vertueux dans l’incarnation des valeurs humaines, caractéristiques qui se remarquent dans les différents témoignages à son égard en dépit de son décès. Je connais peu de l’homme car je ne l’ai jamais vu, mais à travers son œuvre monumentale : « LA LEGENDE DE WAGADU », on perçoit des valeurs : un homme intègre, , un bourreau du travail, un esprit brillant ,caractéristiques à partir desquelles on peut percevoir au plus profond de nous l’homme qu’il fut, la vie qu’il incarna. Oui je ne l’ai jamais vu de son vivant mais il fut déterminant dans mes choix d’études après l’obtention du Bac. C’est en classe de seconde, abonné à l’Alliance Franco-mauritanienne de Kaédi, où chaque fin de semaine je venais prendre un ouvrage, qu’un jour je découvre dans les rayons de la bibliothèque une œuvre qui me marquera profondément sur les mythes des sociétés africaines traditionnelles. Cet ouvrage c’était celui de notre regretté défunt Moussa Diagana qui portait un titre éminemment soninké : « La légende du Wagadu vue par Sia Yatabere ». Quand j’ai pris ce chef d’œuvre dans mes mains, je l’ai dévoré en une semaine. Passionné de l’histoire que raconte brillamment Moussa Diagana, j’ai relu une deuxième fois l’ouvrage. C’est là que j’ai entendu pour la première fois le mot taciturne dont j’ai aussitôt recherché la définition dans le dictionnaire. Le mot taciturne était le qualificatif de Mamadi le héros du roman qui signifiait Mamadi le silencieux. Engourdi par le livre, je me suis intéressé à la biographie de l’auteur. Dans mes recherches, je sus que Moussa Diagana est un sociologue. A partir de ce moment je me suis dit que je ferai de la sociologie pour pouvoir raconter des mythes fondateurs de nos sociétés traditionnelles. Voilà comment je me suis retrouvé en classe de Philosophie-sociologie ouvert en 2005 à l’Université de Nktt à la faculté des lettres et sciences humaines, la même année de mon entrée dans le temple du savoir de Nouakchott. Ceci pour dire que cet homme que je n’ai jamais vu de son vivant m’a donné l’envie de m’intéresser à la culture et aux traditions de nos sociétés africaines traditionnelles par le prisme de la sociologie et de l’anthropologie. Comme quoi que ce n’est pas forcément les parents et les proches qui veillent sur nous jour et nuit qui impactent dans nos choix et nos réussites. Cet impact de Moussa Diagana dans mes choix d’orientations d’études universitaire, appuient mes propos introductifs sur les qualités de l’homme et du devoir que nous avons pour les accompagner dignement dans leur dernier demeure, en leur rendant tous les honneurs qu’il mérite, à l’heure où il tire révérence. L’impact qu’il a eu sur moi, prouve l’immortalité de brillants auteurs comme lui qui nous laisse des chefs d’œuvre qui défient le temps. Je suis loin d’acquérir le savoir nécessaire pour saisir toute la profondeur de nos mythes, ni d’être en mesure de traduire nos mythes dans des chef d’œuvre comme celle du grand Moussa Diagana, néanmoins à travers son exemple et tant d’éminents chercheurs de sa trempe, nous essayons de pénétrer les mythes fondateurs de nos sociétés traditionnelles pour comprendre nos origines et évolutions dans un monde qui se mondialise et se globalise sans cesse. Merci à Moussa Diagana, pour toutes ces générations de jeunes apprentis chercheurs qu’il a inspirés. Que son âme repose en paix et que le paradis soit sa dernière demeure.

Nos condoléances les plus attristées à toute sa famille ainsi qu’à ses proches et amis, en l’occurrence son grand ami, notre cher oncle Mamoudou Sy, que nous appelons affectivement Papa Sy.

DIA Abdoulaye

Doctorant en anthropologie


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