Journée mondiale de la presse une liberté au gout d’inachevé

, par  masterEveil , popularité : 9%

C’est aujourd’hui, mercredi 3 mai 2017, que les médias de tout bord, sont au rendez-vous de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse. En Mauritanie, malgré le carnaval des cérémonies qui seront organisées par les officiels et les associations publiques et indépendantes de presse, pour fêter cet anniversaire, la liberté de presse bute encore à des problèmes sérieux de ressources financières, pour s’épanouir et jouer pleinement son rôle.
Certes, la presse nationale n’a cessé d’améliorer son rang dans le classement mondial de RSF en matière de la liberté de presse, arrivant même à chapeauter le monde arabe et à devancer des Etats reconnus par leur qualité politique de démocraties et d’Etats de droit.
Mais cette liberté de paraître, s’est accompagnée d’un manque cruel de moyens pour devenir une réalité. En effet, sans ressources financières engendrées par des droits publicitaires et autres, pour faire face aux nombreuses charges d’impression et du personnel, les médias se sont trouvés indirectement privés de cette autre liberté, sans laquelle, la presse est condamnée à disparaitre à petit feu, le cas échant, à dévier de sa trajectoire de crédibilité et de professionnalisme, pour s’incruster dans la complaisance et la corruption afin de trouver des ressources pour sa continuité.
C’est dans la foulée de ces contraintes, que certains tabloïds et télévisions ont cessé de paraître, alors que d’autres continuent de lutter contre vents et marées, espérant, que cette situation intenable prenne fin.
Toujours est-il que, dans le dernier classement international de la liberté de la presse de RSF, la Mauritanie aurait perdu 7 points, tout en conservant son rang de premier au niveau des pays arabes.
Ce recul semble être dû à la controverse intervenue entre le gouvernement mauritanien et « Reporters sans frontières (RSF) » à propos du traitement du cas « Ould M’Khaitir » et la non reconnaissance de droits aux « Gay » (Gordjiguene, homosexuels).
Réagissant à ce recul de la liberté de presse en Mauritanie,, le ministre de la culture, porte parole du gouvernement, Mohamed Lamine Ould Cheikh, a rappelé la place occupée par la Mauritanie, toujours en tête des pays arabes en matière de liberté de la presse, affirmant qu’elle devance plusieurs pays africains en la matière de même que des pays européens et asiatiques.
« La Mauritanie n’a pas reculé de 7 points, mais certains pays ont évolué positivement pour se retrouver au niveau de la Mauritanie », a-t-il dit, qualifiant le recul de desituation normale, si l’on sait que la France a reculé en 2016-2017 de 7% et les Etats Unis de 2%.
Rappelons que tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l’exercice de leur profession.
Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l’Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l’UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l’appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l’indépendance des médias.


Echos&Confi

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