L’ONU donne son feu vert à un soutien de la Minusma à la force du G5 Sahel

, par  masterEveil , popularité : 7%

Le Conseil de sécurité des Nations unies a bouclé dimanche 24 mars sa mission au Sahel par le Burkina Faso. La mission onusienne a donné son accord pour un soutien de la Minusma à la force du G5 Sahel.

 C’est une visite qui avait pour objectif de mieux cerner la crise sécuritaire et humanitaire au Burkina Faso afin d’envisager un éventuel soutien au gouvernement et à la société civile dans leurs efforts pour endiguer l’extrémisme violent.

L’Ambassadeur de France à l’ONU, François Delattre, explique que le Conseil de sécurité de l’ONU donne son accord pour une coopération : "Le conseil de sécurité a fait part de son intention de rediscuter du soutien international à la force G5 Sahel, une fois que celle-ci sera opérationnelle et que les premiers résultats seraient obtenus. Nous y sommes."

Sur la table des discussions entre le Conseil de sécurité des Nations unies et le gouvernement burkinabé réuni autour du président Roch Marc Christian Kaboré : une éventuelle coopération entre la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali et la force conjointe du G5 Sahel. Il est attendu de la Minusma, un appui logistique et opérationnel afin que le G5 Sahel soit plus performant sur le terrain. Le ministre burkinabè des affaires étrangères Alpha Barry, relève toutefois une nuance :

"C’est comme un arrangement triangulaire : Force conjointe G5 Sahel, Union Européenne et Nations unies pour pouvoir appuyer la force conjointe sur le terrain. C’est cela. Il ne s’agit pas de force de la MInusma qui va aller combattre aux côtés du G5 Sahel", explique le ministre Barry.

Au Burkina Faso, les affrontements intercommunautaires et les attaques terroristes ont provoqué des déplacements massifs de population, détériorant davantage la situation de communautés déjà vulnérables. Des rapports d’organisations non-gouvernementales accusent l’armée burkinabé d’exécutions sommaires perpétrées contre des civils.

"Les enquêtes en préparation doivent être menées d’une façon impartiale par la justice. La lutte contre le terrorisme doit être menée en respectant les droits de l’homme."

Le Conseil de Sécurité a réaffirmé son soutien au Burkina Faso et à la force conjointe du G5 Sahel. Il est indiqué qu’il réexaminerait le jeudi 28 mars les modalités techniques de son opérationnalisation. 

.dw.com


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