L’alternance pacifique parvient à surmonter ses premiers couacs !

, par  masterEveil , popularité : 14%

Les Mauritaniens et le monde entier avaient salué à l’unanimité le succès et la transparence de l’élection présidentielle de juin dernier, qui avaient permis une alternance pacifique et démocratique au pouvoir couronnée par l’accession du Président Ould Ghazouani à la tête de l’État.
Une alternance qui avait continué de se renforcer et de faire son petit chemin avant de buter, moins de 4 mois seulement après son avènement à ses premiers couacs, qu’elle semble jusqu’à présent surmonter sans grandes difficultés, l’un après l’autre.
Les faux pas de la toute fraiche démocratie mauritanienne avaient commencé par le retour surpris de l’ex-président Ould Abdel Aziz et son intrusion inattendue et publique dans le jeu politique en construction, au mépris de l’homme auquel il avait assuré une alternance pacifique à l’amiable en renonçant à toutes ses ambitions de se pérenniser au pouvoir.
Mais c’était sans compter le gardien du temple Ould Ghazouani, dont les grands atouts face à cette conspiration inavouée et déguisée contre l’État de droit et de se trouver face à un dragon auquel il s’est familiarisé pendant plus de 4 décennies au point de connaitre quasiment toutes les intentions notamment les caprices illimités du pouvoir.
En effet, la marge de liberté et de confort politique, économique et militaire dont jouissait l’ex-président Aziz grâce à la volonté de son successeur, qui était prête à assurer sa protection contre tout mal, ne tarda pas à se rétrécir petit à petit, après la sortie d’Aziz au terme de laquelle il a affiché ses ambitions malsaines, irréfléchies et précipitées de se mêler au jeu politique et plus particulièrement de constituer un véritable obstacle à son successeur et à la matérialisation de ses engagements électoraux.
L’étoile de l’ex-président Ould Abdel Aziz n’a cessé depuis de perdre de son éclat, après sa sortie politique fracassante, qui a sonné le glas de son déclin, à l’occasion d’une réunion surprise du comité Directeur provisoire (CDP) de l’Union pour la République (UPR), tenue en sa présence, en novembre dernier.
Une rencontre qualifiée par son successeur Ghazouani d’effraction. Un qualificatif qui semble avoir irrité l’ex-président qui n’avait pas tardé à faire bouger ses puissants et enracinés réseaux sécuritaires et politiques, pour déclencher en vain une fronde parlementaire contre Ghazouani.
Des réactions stupides qui avaient plutôt donné des résultats contraires, puisque Ghazaouni avait aussitôt pris les choses au sérieux et donna sa marque au cours des événements, en mettant de l’ordre dans la grande muette, principalement dans le BASEP, en écartant les chefs militaires restés loyalistes à Aziz. Ould Ghazouani a montré également, après avoir confisqué le dossier sécuritaire à son prédécesseur, qu’il va aussi anéantir la réputation et la mainmise d’Ould Abdel Aziz sur le plan politique. Ce qui s’est traduit par une réunion du CDP, au terme de laquelle, il a été décidé de fixer la date des 28 et 29 décembre courant pour la tenue du congrès du parti, alors que le même Comité avait fixé au cours d’une réunion tenue sous la présidence d’Ould Abdel Aziz s’est assises en février 2020.La réunion avait chargé aussi le secrétaire général du parti, Mohamed Ould Abdel Vettah, de prendre les mesures nécessaires pour bien préparer ce congrès.
L’alternance politique à la défensive a réussi ainsi jusqu’à présent à déjouer tout complot, mais au caractère irréductible de l’ex-président et à ses réseaux multiples implantés dans tous les segments de l’État, civils et militaires voire économiques, la vigilance reste de mise pour un Ghazouani condamné à assainir son pouvoir de toutes les séquelles survivre et pour mener à bien son premier mandat présidentiel, auquel les Mauritaniens attachent de grands espoirs.


Echos&Confi

Les femmes bien loties dans le (...)