L’école est un rempart contre le terrorisme

, par  masterEveil

Selon Ameur Dahmani, la détection de ces signaux de radicalisme violent « aidera à mettre en place les mesures d’accompagnements idoines des jeunes afin de les protéger de la manipulation ».
L’expert du Centre africain des études et recherches sur le terrorisme (Caert), Ameur Dahmani, a estimé, ce week-end à Nouakchott, capitale de la Mauritanie que l’école devrait disposer d’une veille lui permettant de détecter les signaux du radicalisme violent. « L’école qui lui appartient de disposer d’une veille, doit aider à détecter les jeunes présentant des signaux précurseurs du radicalisme à portée violente », a souligné Ameur Dahmani dans une déclaration en marge des travaux de la 1ère journée de l’Atelier d’étude de formation sur l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles. Pour Dahmani, qui est un expert en cyberterrorisme et cybercriminalité au niveau du centre Caert, la détection de ses signaux de radicalisme violent « aidera à mettre en place les mesures d’accompagnements idoines des jeunes afin de les protéger de la manipulation ». A ce titre, l’expert algérien de ce centre africain, dont le siège est basé à Alger, plaide pour une action en amont qui prévient le basculement des jeunes dans une phase de recrutement et de passage à des actes violents. « Une politique préventive par l’école peut avoir une influence ciblée en matière de lutte contre la radicalisation et la radicalisation violente », a-t-il appelé, notant l’importance de l’action éducative pour les enfants et les jeunes, ainsi que le repérage des situations à risque. Initié par la Ligue des ouléma, prêcheurs et imams des pays du Sahel, en collaboration avec l’unité de la fusion et de la liaison, laquelle est un mécanisme de coopération régional, et avec la participation du Centre africain des études et de recherches sur le terrorisme (Caert), cette rencontre de deux jours porte sur les manuels de l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles et les rôles des leaders religieux de la région du Sahel. Des représentants de l’Algérie, de la Mauritanie, du Nigeria, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Tchad, du Sénégal, de la Côte-d’ivoire et de la Guinée prennent part à cette rencontre. L’Atelier qui s’inscrit dans la continuité de l’action entreprise par la Ligue des ouléma, prêcheurs et imams des pays du Sahel, depuis la tenue de son 5e atelier à N’Djamena, au Tchad, en janvier 2017 et la rencontre d’Alger en mars de la même année, permet d’entreprendre un travail d’analyse et de suggestions pour mettre en place un manuel destiné à fournir aux formateurs les outils et les connaissances les plus appropriés pour optimiser l’enseignement de l’éducation religieuse dans les écoles. Des représentants des organisations sous-régionales et régionales ainsi que des universitaires et des acteurs du champ culturel participent également à ce rendez-vous.
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