L’opposition exige de nouvelles élections

, par  Webmastrer , popularité : 98%

Le président de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), Ahmed Ould Daddah, s’est opposé aux résultats des élections législatives annoncés dimanche, qui donnent la majorité absolue des sièges de l’Assemblée nationale mauritanienne à l’Union pour la République (UPR), le parti présidentiel.

Ce scrutin, dont le premier tour a été organisé le 23 novembre et le second samedi, est « nul et de nul effet », a déclaré M. Ould Daddah mardi 24 décembre lors d’une conférence de presse, avant d’exiger de nouvelles élections, « organisées sur des bases consensuelles [et] qui soient à même de sauvegarder l’unité du pays et sa cohésion sociale ».

La COD, une coalition d’une dizaine de partis, n’acceptera « qu’une concertation réfléchie, bien étudiée et répondant à des exigences claires », a affirmé son président, qui estime que cette « mascarade électorale » ne fait qu’enfoncer un peu plus le pays dans la crise.

LA FRANCE SALUE « LA FORTE PARTICIPATION »

Les élections ont été boycottées par dix des onze partis de la COD pour dénoncer leur organisation « unilatérale et sans garantie de transparence » par le régime du président, Mohamed Ould Abdel Aziz. Mais, au regard du fort taux de participation (plus de 75 % au premier tour et de plus de 72 % au second), cette stratégie a échoué.

Selon les résultats publiés dimanche, l’UDR a raflé 74 des 147 sièges, obtenant donc une majorité absolue, ainsi que 154 communes sur les 218 du pays aux municipales. Le parti islamiste Tewassoul, seul membre de la COD à avoir participé à ces élections, a lui obtenu 16 sièges.

La France a salué mardi « le bon déroulement » de ces élections et « la forte participation », selon Vincent Floréani, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay. Il a estimé que « la mise en place du nouveau Parlement, attendue depuis 2011, marque une étape dans le processus de démocratisation en cours ». 


Echos&Confi

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