La Mauritanie bénéficie d’un décaissement de 130 millions $ pour lutter contre le Coronavirus

, par  masterEveil , popularité : 91%

Notre pays bénéficie d’un décaissement approuvé par le Fonds monétaire international (FMI) pour un montant de 95,680 millions de DTS (environ 130 millions de dollars US) à prélever sur la Facilité de crédit rapide (FCR), a annoncé le Fonds dans un communiqué.
Ce décaissement permettra d’aider à répondre aux besoins urgents de la balance des paiements de la Mauritanie résultant de la crise du COVID-19, estimée à près de 370 millions de dollars, offrant ainsi un espace pour augmenter les dépenses en services de santé et programmes de protection sociale, a expliqué le FMI. Il devrait également aider à catalyser un soutien supplémentaire des donateurs, a-t-il ajouté.
Le FMI a estimé que l’économie nationale devrait se contracter de 2% cette année et que le déficit budgétaire global pourrait atteindre 3,4% du PIB.
À l’issue des débats du Conseil d’administration, M. Mitsuhiro Furusawa, Directeur général adjoint et Président par intérim, a fait une déclaration dans laquelle il a expliqué que la pandémie de COVID-19 a un impact humain, économique et social dramatique sur notre pays.

Il a ajouté que les perspectives économiques à court terme se sont détériorées rapidement et que la croissance devrait devenir négative cette année, avec de graves difficultés pour la population, alors que les perspectives sont soumises à une incertitude considérable. Ces développements ont engendré des besoins urgents de balance des paiements et de financement budgétaire, a considéré M. Furusawa.
Le responsable de l’institution financière internationale a relevé que les autorités nationales ont réagi rapidement en prenant des mesures pour contenir la pandémie et atténuer ses retombées.
À l’avenir, a-t-il dit, la priorisation des dépenses de santé et un soutien ciblé aux ménages et secteurs les plus vulnérables de l’économie restent essentiels. « Les autorités se sont engagées à assurer une transparence totale et à rendre compte des ressources déployées pour l’intervention d’urgence, à auditer les dépenses d’atténuation de la crise une fois la crise terminée et à publier les résultats. Dans le même temps, elles restent attachés au programme de réforme économique soutenu par l’accord FEC en cours avec le FMI ».
M. Furusawa a indiqué que ce programme vise à utiliser l’espace budgétaire pour augmenter les dépenses prioritaires consacrées à l’éducation, à la santé et à la protection sociale et aux infrastructures, tout en mobilisant les recettes intérieures et en maintenant des politiques d’emprunt prudentes pour préserver la viabilité de la dette.
Selon lui, « l’aide financière du FMI au titre du RCF fournira une part importante du financement nécessaire à la mise en œuvre des mesures ant-icrise ».
Il a toutefois estimé qu’un financement « concessionnel et sous forme de dons supplémentaire de la communauté internationale sera essentiel pour combler le déficit de financement restant et aider la Mauritanie à répondre efficacement à la crise du COVID-19. »


Echos&Confi

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