La Mauritanie de 2009 à 2017/ Première partie .. Par Lebatt Ould Eytah

, par  masterEveil , popularité : 11%

Personne ne doute aujourd’hui de l’influence qu’exercent les médias et les réseaux sociaux sur la vie politique, économique et sociale de tous les pays du monde et, en particulier, ceux qui n’ont ni les moyens technologiques et techniques, ni des stratégies en communications fiables, pour se prémunir des effets pervers dont le traitement, à sens unique de l’information, est le principal vecteur.
La Mauritanie, pour sa part et comme beaucoup de pays en voie de développement, n’échappe pas à cette réalité, tant bien même qu’elle y a ses spécificités et qu’elle y fait face, en plus des déficits structurels et d’équipement cités ci-dessus, à certains médias étrangers puissants et politisée à outrance pour qui, la déontologie et le respect des valeurs du journalisme sont foulés aux pieds et la vérité, clouée sans cesse au pilori des intérêts mercantiles et des positions partisanes.
Concernant notre pays, le traitement de l’information par ces médias est, en effet, loin de ses plier aux exigences de l’objectivité, tout comme il se refuse obstinément de faire la part des choses pour départager les opinions sur la base de réalités, permettant à ceux qui nous observent de prendre position, en connaissance de cause, sur les événements avec pour seul souci, une coopération avantageuse et la promotion des valeurs démocratiques.
L’attitude inqualifiable de ces médias, mais aussi de certains de nos partis politiques et ONGs, souvent utilisés comme outils de déstabilisation par des forces subversives et parfois irrédentistes, porte préjudice à la nation mauritanienne et doit être combattue, puisqu’elle compromet toute volonté de préserver les acquis nationaux qui, pour être réalisés sur le compte de la collectivité nationale, doivent rester en dehors du jeu politique et des luttes pour le pouvoir par mercenaires de la plume interposés.
Pour transposer ce constat sur la réalité d’aujourd’hui et, au risque de m’inscrire en faux par rapport à la démagogie ambiante, je me limiterais à évoquer la situation du pays sur la période allant de 2009 à 2017.
J’aurais cependant voulu être plus exhaustif, remonter un peu plus le temps pour être plus complet sur le sujet, mais hélas, la manière dont fut géré le pays, avant cette date de rupture, n’offre que très peu d’indicateurs fiables et les paramètres et instruments de mesures des performances y ont toujours été biaisés au point où ils ne peuvent servir de référentiels pour une réflexion conséquente.
Dans cet ordre d’idées, je dirais que l’avènement du président Mohamed Ould Abdel Aziz est venu mettre fin, non pas seulement à une époque de gabegie, comme on s’accorde à le penser, mais aussi et surtout à l’ordre d’une vision simpliste de l’Etat et à une philosophie de celui-ci, axée autours d’un développement économique et social attelé à la seule locomotive de l’aide internationale et conditionné par les concessions de souveraineté, au bénéfice de ceux qui en détiennent les ressorts.
Dans la mémoire collective, cette réalité reste l’un des remparts contre lesquels viennent buter les tentatives de déstabilisation de son régime. Elle demeure, par ailleurs, le meilleur des indicateurs de bonne gouvernance, car elle renverse la tendance fataliste jusqu’à là, qui circonscrit le PIB (Produit Intérieur Brut) au seul fonctionnement de l’Etat, avec des charges préjudiciables à toute volonté cohérente de développement.
Ces tentatives de déstabilisation viennent aussi buter contre la réalisation, en un temps record, de gigantesques infrastructures de base, allant des ports et aéroports de souveraineté, en passant par les routes à vocation sécuritaire et de développement et jusqu’à la révolution énergétique, qui établit un divorce progressif avec le thermique pour se projeter dans le sens des énergies renouvelables.
Elles viennent aussi buter contre le défi relevé de la lutte anti-terroriste et contre la sécurisation des frontières poreuses que, ni les régimes précédents, ni le colonisateur avant eux, n’ont pu contrôler, malgré les moyens mobilisés à cet effet et malgré qu’ils savaient tous que les menaces qui pesaient sur eux, venaient essentiellement de ces frontières.
Elles viennent, enfin, buter contre la politique mise en place dès 2009, pour la moralisation de la chose publique, rendue possible par la rigueur dans la gestion et par la mise en place de systèmes de contrôle des finances de l’Etat et d’outils permettant aux partenaires étrangers et aux investisseurs d’avoir une meilleure visibilité et d’explorer sereinement les opportunités et les créneaux porteurs.
Cette politique, quoique mise au crédit de la volonté manifeste du président de la république, a bénéficié du sens élevé de responsabilité et de conscience professionnelle de certains ministres et fonctionnaires, notamment dans les départements clés de l’économie et des Finances, de l’Energie, de l’économie maritime, de l’Equipement, de l’enseignement et de la santé .
Dans ce schéma, les critiques dont sont victimes certains ministres, et en particulier celui de l’économie et des finances, monsieur Moctar Ould Djaye, se comprennent car ces ministres incarnent le changement dont ils sont les artisans, sous la supervision clairvoyante du chef de l’Etat. On leur reproche de tenter, avec la dernière des énergies, de vouloir soustraire la Mauritanie au calvaire du passif des anciens régimes, qu’entretiennent les forces réfractaires à toute évolution positive du statuquo antes.
Rappelons que, par les réformes introduites dans l’approche du département clé de l’économie et des finances, le ministre Moctar Ould Djaye a réussi à maintenir le rythme des investissements de l’Etat malgré la chute des prix des principales ressources minières du pays et le départ de la société pétrolière PETRONAS sur qui reposaient nos espoirs en la matière.
Les mauritaniens, principaux concernés et victimes de la lutte d’influence menée autours des richesses de leur pays par des forces obscures, doivent comprendre que les réformes engagées par le président Aziz, ont leur prix, qu’il convient de payer pour leur permettre de faire leur effet. La critique et l’opposition, bien que légitimes, doivent donc être constructives et positives afin d’inciter le pouvoir en place à mieux faire et à assurer, dans des conditions optimales, l’exercice des pouvoirs régaliens de l’Etat.
Ils doivent aussi savoir que la naissance d’un ordre meilleur, se fait toujours au détriment des intérêts de ceux qui s’opposent à l’innovation pour maintenir des privilèges dus à la naissance ou à une évolution déséquilibrée du processus de la construction d’un pays ou d’une communauté.
Les forces obscures qui régentent aujourd’hui les relations internationales et qui interfèrent dans la manière dont certains peuples veulent se prendre en charge, sont la manifestation d’un néocolonialisme qui ne dit pas son nom.
Ces forces ont des agents dans toutes les disciplines littéraires et professionnelles, les corporations, les syndicats et les organisations patronales. Nous ne devons pas être trompés par les principes qu’ils brandissent, ils sont faux et inadaptés aux réalités contemporaines.
Les mauritaniens qui servent aveuglément ces forces obscures clament, souvent haut et fort, qu’ils servent un projet démocratique ou de libre échange, mais les rapports qu’ils entretiennent avec certaines entités, assimilables à des corporations du crime organisé, laissent supposer que leurs relations vont bien au-delà d’un simple idéal.


Echos&Confi

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