La campagne vire en duel entre pouvoir et islamistes

, par  Webmastrer , popularité : 15%

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La campagne pour les élections législatives et municipales de samedi en Mauritanie, tourne au duel entre le parti au pouvoir et les islamistes, qui s’accusent mutuellement d’utilisation de moyens "illégaux".


Les responsables de la campagne de l’Union pour la République (UPR, pouvoir), grand favori de ces élections, ont demandé des explications sur les moyens de Tewassoul, parti islamiste modéré qui participe à sa première élection comme formation légale reconnue en 2007.

"Ce parti (Tewassoul) a des moyens beaucoup plus importants. Nous voulons bien savoir d’où viennent ces moyens", a affirmé le directeur national de campagne de l’UPR, Mohamed Mahmoud Ould Jaavar, lors d’un récent meeting à Nouakchott.
"Tewassoul doit se démarquer des islamistes qui ont commis beaucoup de dégâts dans le monde arabe et musulman. Aucun parti n’a le droit de s’approprier l’Islam qui est notre religion à tous", a-t-il poursuivi.
"Le parti au pouvoir est un mauvais partenaire. Il utilise les moyens de l’Etat et fait usage de moyens illégaux dans sa campagne", a rétorqué le premier responsable de la campagne de Tewassoul, Cheikhani Ould Beiba Ould Beiba.
Selon lui, le parti au pouvoir "utilise les attributs de l’Etat, ses moyens matériels, les photos du président (Mohamed Ould Abdel Aziz) et exerce la pression sur les travailleurs et les populations pour obtenir l’adhésion de gens non avertis".
Pour le président de Tewassoul, Jemil Ould Mansour, "quelle que soit l’ampleur de tout cela, vous pouvez en être sûr, nous réaliserons des résultats importants", a-t-il dit lundi au cours d’un meeting à Nouakchott.
Tewassoul est le seul des onze partis membres de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) à participer au scrutin législatif et municipal de samedi, boycotté par les dix autres formations de cette coalition qui organisent diverses manifestations pour "faire échouer les élections unilatérales et antidémocratiques du 23 novembre".
Lundi, la police a dispersé à Nouakchott un rassemblement de jeunes opposants qui manifestaient contre ces élections, blessant "légèrement" plusieurs d’entre eux, selon un porte-parole de l’opposition et un journaliste de l’AFP.
Plusieurs dizaines de partis de la majorité présidentielle, dont l’UPR, et de l’opposition modérée, participeront au scrutin de samedi.
La campagne, qui doit s ?achever jeudi soir, s’est déroulée jusqu’ici sans incident majeur.
Quelque 1,2 million d’électeurs mauritaniens sont appelés aux urnes samedi pour élire leurs députés et conseillers municipaux.

Jeuneafrique


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