Le Président de la République : l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix

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Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a déclaré que la cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Le Président de la République, qui s’exprimait à l’ouverture de la XXe édition du festival des Cités du Patrimoine, a ajouté qu’il est temps est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

Voici le discours intégral de Son Excellence le Président de la République

« Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le Chef de file de l’Opposition démocratique,

Messieurs, et mesdames les ministres,

Monsieur le Wali

Messieurs les présidents des conseils régionaux, les députés et maires

Messieurs les membres du corps diplomatique

Messieurs les présidents des partis politiques

Messieurs et mesdames les hôtes des Cités du Patrimoine

Messieurs et mesdames les invités

Honorable assistance

Je voudrais tout d’abord adresser mes vifs remerciements aux habitants de la ville de Ouadane pour la chaleur de l’accueil et la générosité de l’hospitalité ouadanienne authentique. Tout comme j’exprime mes vœux de bienvenue à tous nos hôtes, les remerciant d’avoir enduré les peines du voyage pour partager avec nous la célébration de nos cités du patrimoine.

Messieurs, mesdames,

La cité de Ouadane constitue, de par son rayonnement culturel historique et son architecture unique en son genre et ses bibliothèques riches en précieux manuscrits, un trésor patrimonial inestimable.

Cette cité a pu, des siècles durant, demeurer un carrefour commercial dynamique et un pont reliant l’Afrique du Nord à l’Afrique subsaharienne grâce au génie de ses oulémas, leur grande ambition et la profusion de leur savoir ainsi que la grande capacité d’innovation de ses fils qui ont fourni divers services dans les domaines de la production artisanale, du développement agropastorale, d’édifices architecturaux etc.

Ce sont ces franges qui ont permis de venir à bout des conditions naturelles difficiles. Sans leurs efforts légendaires, la cité n’aurait pas vu le jour et n’aurait pas survécu et résisté aux aléas du temps, pour recéler, aujourd’hui, cet immense trésor patrimonial.

Ce qui m’afflige aujourd’hui le plus, c’est ce que ces franges de notre société ont enduré comme injustice et manque de reconnaissance alors que le bon sens voudrait qu’elles soient en tête de la pyramide sociale étant à l’avant-garde des bâtisseurs de la civilisation et les acteurs du développement ; elles sont de fait le pilier de la cité, de la création et de la production.

Il est grand temps de débarrasser notre patrimoine culturel des séquelles de cette abominable injustice et de rompre définitivement avec les préjugés et les images stéréotypées qui sont en porte-à-faux avec la réalité et en flagrante contradiction avec les préceptes de la Charia et les règles du droit tout comme elles fragilisent la cohésion sociale et l’unité nationale et handicapent le changement des mentalités qu’édictent la notion de l’Etat de droit et le concept de citoyenneté.

De cette tribune, je convie l’ensemble des citoyens à dépasser les survivances de cette injustice qui ternit notre héritage culturel et à apurer les discours et les comportements des préjugés et des images stéréotypées, tout comme je les invite, tous, à faire face aux expressions tribales en recrudescence ces jours-ci et qui sont contraires à la logique d’un Etat moderne et à l’impératif de consolidation de l’unité nationale et à l’intérêt des individus eux-mêmes.

Il n’est de meilleur garant pour la protection des individus, la préservation de leur dignité et la défense de leurs droits que la prévalence d’une unité nationale bien ancrée dans un Etat de droit moderne.

Je voudrais à cette occasion insister fortement sur le fait que, par la force de la loi, l’Etat continuera à préserver l’unité nationale, la dignité, la liberté et l’égalité de tous les citoyens quel qu’en soit le prix. Tout comme, il n’instituera aucun privilège ou devoir sur la base d’une appartenance quelconque autre que celle à l’Etat.

Messieurs, mesdames,

Ce festival a pour vocation de valoriser notre patrimoine, de promouvoir ses cités et de les appuyer par des projets de développement de manière à fixer les populations dans leur terroir et encourager l’industrie culturelle et patrimoniale.

Je me suis engagé à Chinguitti et à Ouadane à œuvrer à ce que ce festival ne soit pas un objectif en soi dont l’effet s’estompe aussitôt que s’achèvent ses manifestations. Conformément à cet engagement, le gouvernement a procédé à une révision globale du format et des objectifs du festival et dont la présente édition a bénéficié de plus de trois milliards d’ouguiyas anciennes pour le financement de divers projets de développement qui vont contribuer à améliorer l’accès aux services de base tels que l’eau, l’électricité, l’éducation, au désenclavement, au développement agropastoral, etc. Ces projets favoriseront la promotion de la cité et de son environnement et jetteront les bases d’un développement de base harmonieux dans le strict respect des spécificités de la cité.

En renouvelant mes remerciements aux habitants et aux invités, je déclare ouverte, avec la bénédiction d’Allah, la 10ème édition du festival des cités du patrimoine, en souhaitant à tous plein succès.

Je vous remercie.

Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur vous ».


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