Le Président n’a pas mené une médiation au profit du Sénégal, mais plutôt pour le compte de la région tout entière dit un ministre

, par  masterEveil , popularité : 13%

« Tout le monde sait que la situation en Gambie était alarmante et que les différents intervenants, y compris la CEDEAO et les médiateurs internationaux, n’avaient pu lui trouver de solution » a affirmé, le ministre de la Culture et de l’Artisanat, porte-parole du gouvernement, Dr. Mohamed Lemine Ould Cheikh, au cours de la séance hebdomadaire des commentaires des résultats de la réunion du conseil des ministres organisée jeudi 19 janvier courant.
Le ministre répondait à une question relative à la médiation mauritanienne en vue du règlement de la crise de pouvoir en Gambie.
« Le spectre de la guerre planait alors sur la Gambie et le président avait déclaré l’état d’urgence et l’on sait que son pouvoir était bien implanté et qu’il savait comment riposter, ajoutant que si tout un chacun pouvait déclencher la guerre, il n’est pas donné à n’importe qui de la calmer ou d’en mesurer les conséquences » a-t-il ajouter.
« A la dernière minute, après que la situation s’était aggravée, que les observateurs et politiciens se sont retrouvés dans l’impasse, et lorsque tous s’attendaient au déclanchement d’une intervention militaire dont on ignorait l’issue et les conséquences, le Président de la République a alors entamé une médiation pour trouver une solution à cette criseé a-t-il poursuivi.
« Alors, et après 5 heures discussion avec le président gambien Yaya Jammeh, et après avoir convaincu celui-ci, Son Excellence, le Président de la République était parvenu à trouver une solution accordant au président Jammeh un certain nombre de garanties, et en contrepartie, ce dernier cèdera le pouvoir de manière souple et pacifique au président élu » a dit le ministre.
« Par la suite, et à une heure tardive de la nuit, le Président a entamé une visite inopinée au Sénégal au cours de laquelle il s’était entretenu avec le président sénégalais et le nouveau président gambien » a-t-il précisé,.
« Dès lors, étaient plausibles les grandes lignes d’une solution pacifique épargnant à la Gambie et à la région les aléas d’un conflit armé en Gambie ».