Le bras de fer se durcit entre les médecins grévistes et le gouvernement

, par  masterEveil , popularité : 12%

En Mauritanie, la tension se maintient entre les médecins et le gouvernement après la décision de ce dernier de suspendre les salaires des premiers, suite au mot d’ordre de perdurer leur mouvement de grève. Depuis ce weekend, les grévistes envisageraient même une résiliation collective des contrats les liant à l’Etat, en réaction au limogeage de leur premier responsable syndical.
Le bras de fer entre les médecins grévistes et le gouvernement mauritanien serait-il sur le point de prendre un nouveau virage ? A la sortie d’une réunion d’évaluation organisée ce weekend, les médecins grévistes ont finalement décidé de faire monter les enchères, en prenant des mesures progressives pour faire plier le gouvernement. Au rang de ces dernières figure notamment la résiliation collective des contrats les liant à l’hôpital militaire de Nouakchott à partir de ce lundi.

Cette décision qui les met désormais sur un véritable pied de guerre contre le gouvernement intervient suite à la décision du ministère de la Santé de limoger Mohammed ould Dahya, le président du Syndicat des médecins spécialistes, de sa fonction au Centre hospitalier national de Nouakchott (CHN) et de suspendre fin mai dernier les salaires de tous les grévistes.

Ainsi, les médecins grévistes exigent dans un délai de 15 jours le rétablissement de leur collègue dans ses fonctions, sous peine de procéder à des démissions collectives de tous les chefs de division au CHN, ajoutant que « les décisions arbitraires et illégales » du ministère ne feront que renforcer leur engagement et leur attachement à leur « cause juste ».

Concernant les autres mesures décidées par les médecins grévistes, il s’agit notamment d’instaurer la limitation de la permanence dans les urgences à tour de rôle, à un seul hôpital par semaine à compter du 1er juillet. Une décision qui risque de rendre plus salée encore l’addition de cette grève, d’autant plus que jusqu’à ce lundi main les services des urgences dans tous les hôpitaux fonctionneraient normalement.
Afrique la Tribune


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