Le forcing sur la base de l’article 38 de la loi fondamentale par Ould Abdel Aziz constitue une violation flagrante de la constitution dénonce le FNDU

, par  masterEveil

« Encore une fois Ould Abdel Aziz se retourne contre la légalité et les institutions de la République par son entêtement à faire passer ses amendements constitutionnels impopulaires dont le sort a été définitivement scellé conformément à la Constitution.
La tentative consistant à faire un forcing sur la base de l’article 38 de la Constitution – verrouillé par le Titre XI et ses articles 99, 100 et 101 qui définissent de manière explicite et exclusive les voies et moyens de toute révision constitutionnelle – constitue une violation flagrante de la loi fondamentale qui régit le fonctionnement et les prérogatives des institutions de la République.
Il s’agit d’une rébellion de plus contre la légalité et une nouvelle tentative d’imposer la volonté d’un individu à la nation et à ses institutions, ainsi que la continuité de la prise en otage de l’Etat au service d’un agenda personnel.
La conférence de presse organisée par Ould Abdel Aziz Mercredi passé, n’aura été qu’une déclaration d’un nouveau coup d’Etat qui aura des conséquences imprévisibles sur le pays, son unité, sa stabilité et son avenir. C’est contre une telle aventure que le FNDU a mis en garde au lendemain du rejet des amendements irrecevables, appelant à faire prévaloir la sagesse et le respect de la légalité.
Face à cette situation, le Forum National pour la Démocratie et l’Unité :
• Renouvelle sa volonté inébranlable à se dresser fermement contre ce nouveau putsch et à mener toutes les formes de lutte pour le faire échouer.
• Appelle toutes les forces patriotiques à conjuguer leurs efforts et à s’unir dans un sursaut national pour barrer la route au plan de Ould Abdel Aziz visant à continuer à s’approprier le pays par les coups d’Etat contre la légalité et les institutions.
• Réaffirme, contrairement à ce qui a été dit et répété par Ould Abdel Aziz dans sa conférence de presse, que nous vouons à nos Forces Armées Nationales tout le respect et toute la considération qu’ils méritent et que nous considérons qu’elles ne doivent pas être un instrument que l’on utilise dans les luttes politiques et électorales, qu’on appelle pour défendre les coups d’Etat contre la Constitution et pour servir le totalitarisme et le despotisme. Nous voulons les Forces Armées et de Sécurité pour le pays et non pour le pouvoir, pour la stabilité et la sécurité et non pour les coups d’Etat et la répression.

Nouakchott, le 24 Mars 2017
La Commission Exécutive «