"Le gouvernement mauritanien soutient les criminels d’esclavage", dit le leader de l’IRA Biram

, par  masterEveil

Le Mauritanien Biram Dah Abeid, leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA - Mauritanie) a reçu, mardi soir, à New York, le Prix du magazine américain Time, qui l’a sélectionné parmi les personnalités les plus influentes du monde pour l’année 2017.

"Mon sentiment, c’est le sentiment de la satisfaction face à la reconnaissance accrue dont nous gratifie la communauté internationale toutes tendances confondues", a-t-il expliqué dans un entretien accordé à VOA Afrique.

Biram Dah Abeid pense que cette nouvelle distinction donnera une plus grande visibilité à la lutte acharnée qu’il mène depuis des années pour l’éradication de l’esclavage dans son pays.

Qualifiant la situation dans son pays de "désastreuse", le leader de l’IRA a accusé le gouvernement mauritanien de soutenir " les criminels d’esclavage" et d’utiliser "la dissimulation, le déni, la désinformation pour maintenir plus de 20% de la population mauritanienne dans l’indignité de l’esclavage." Il a aussi cité les fréquents procès contre les militants abolitionnistes et l’IRA.

Le militant abolitionniste mauritanien s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle la Mauritanie a voté des lois pour lutter contre l’esclavage. " Les autorités mauritaniennes n’ont jamais pris de mesure pour bannir l’esclavage, mais elles ont pris des mesures pour maintenir l’esclavage", a-t-il martelé.

Selon Biram Dah Abeid, "les lois qui sont édictées ou les conventions qui sont ratifiées ne sont pas destinées à l’application ; (...) c’est des mesures visant à soigner l’image du gouvernement mauritanien face à la communauté internationale, face aux bailleurs de fonds."

La voix de lm’Amérique

La Voix de l’Amérique - Le Mauritanien Biram Dah Abeid, leader de l’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA - Mauritanie) a reçu, mardi soir, à New York, le Prix du magazine américain Time, qui l’a sélectionné parmi les personnalités les plus influentes du monde pour l’année 2017.

"Mon sentiment, c’est le sentiment de la satisfaction face à la reconnaissance accrue dont nous gratifie la communauté internationale toutes tendances confondues", a-t-il expliqué dans un entretien accordé à VOA Afrique.

Biram Dah Abeid pense que cette nouvelle distinction donnera une plus grande visibilité à la lutte acharnée qu’il mène depuis des années pour l’éradication de l’esclavage dans son pays.

Qualifiant la situation dans son pays de "désastreuse", le leader de l’IRA a accusé le gouvernement mauritanien de soutenir " les criminels d’esclavage" et d’utiliser "la dissimulation, le déni, la désinformation pour maintenir plus de 20% de la population mauritanienne dans l’indignité de l’esclavage." Il a aussi cité les fréquents procès contre les militants abolitionnistes et l’IRA.

Des manifestants exigeant la libération de Biram Ould Abeid à Nouakchott en mai 2012

Le militant abolitionniste mauritanien s’inscrit en faux contre l’idée selon laquelle la Mauritanie a voté des lois pour lutter contre l’esclavage. " Les autorités mauritaniennes n’ont jamais pris de mesure pour bannir l’esclavage, mais elles ont pris des mesures pour maintenir l’esclavage", a-t-il martelé.

Selon Biram Dah Abeid, "les lois qui sont édictées ou les conventions qui sont ratifiées ne sont pas destinées à l’application ; (...) c’est des mesures visant à soigner l’image du gouvernement mauritanien face à la communauté internationale, face aux bailleurs de fonds."

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