Les Nations Unies ne seront visiblement pas du tout tendres avec Yaya Jammeh

, par  masterEveil , popularité : 19%

Le sommet de la CEDEAO, qui est prévu ce samedi 17 décembre à Abuja, demeure l’actualité la plus partagée. Il a pour idée-maîtresse, la crise actuelle en Gambie due à la fameuse volte-face de Yahya Jammeh.

En fin stratège, Yahya Jammeh a mis LA CEDEAO face à ses propres exigences. En déposant son recours devant la Cour suprême, et juste par stratégie il a en effet, joué à la carte du respect de la constitution . De ce fait tout comme le département d’Etat américain, la CEDEAO pourrait blâmer le manque de partialité de cette cour : « aucun « tribunal crédible » ne peut accorder un quelconque intérêt à une ‘telle démarche », a indiqué la diplomatie américaine dans un communiqué.

« J’aimerais bien connaitre la position de certains Etats, par exemple la Guinée Conakry ou la Mauritanie » se questionne un des membres de la CEDEAO. Il continue en ironisant avec ce proverbe méditant : « car pour le moment, c’est silence radio ».

De l’autre côté, l’ONU précise qu’en janvier Yahya quittera le pouvoir. « Quoi qu’il arrive, Jammeh doit quitter le pouvoir en janvier », exige l’envoyé de l’ONU, Mohamed ibn Chambas, lors de la visite des chefs d’Etats pour tenter de convaincre le président Jammeh. « Nous espérons que pendant cette période toutes ses actions seront conformes à la Constitution » a-t-il martelé pour finir.

Apres la fameuse phrase d’Ousmane Badjie, le chef d’état-major : « c’est lui qui me paie, c’est à lui que je réponds », les Nations Unies ont fini par sanctionner l’acte du numéro un de l’armée gambienne qu’elles jugent d’inhumain.

Une prise de position claire pour faire comprendre à Yahya Jammeh que tous ses faits et gestes seront scrutés de très près. Un moyen aussi de pousser la CEDEAO, réunie à Abuja, de prendre des décisions très fermes vis-à-vis de Yahya Jammeh.

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