Les résultats des élections mauritaniennes tombent au compte-goutte

, par  Webmastrer , popularité : 33%

Les résultats du premier tour des élections législatives et municipales de samedi en Mauritanie tombaient dimanche au compte-goutte à Nouakchott au siège de la commission électorale, qui n’était pas en mesure de donner des tendances significatives, a constaté l’AFP.

 

Les résultats définitifs « ne seront peut-être disponibles qu’en milieu de semaine », selon un responsable de la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Dès samedi soir, la télévision d’Etat avait indiqué que le taux de participation avait été de 60%, un chiffre élevé qui, s’il était confirmé, constituerait un camouflet pour une grande partie de l’opposition « radicale » qui avait appelé à boycotter ces élections.

 

La lenteur du traitement des résultats s’explique « par le retard pris par les opérations de dépouillement dans certaines régions où les gens ont continué à voter tard » après l’heure légale de fermeture des bureaux à 19H00 (locale et GMT), a expliqué la Céni.

Les résultats des quelques bureaux publiés confirment une large avance de l’Union pour la République (UPR, au pouvoir) et un score élevé de trois partis d’opposition ayant participé aux scrutins, Tewassoul (islamiste), l’Alliance populaire progressiste (APP) et El-Wiam.

 

Des irrégularités « importantes  »

Ces partis ont annoncé leur décision de former, avec d’autres, une commission devant préparer leur désistement réciproque en cas de second tour le 7 décembre et souligner les « manquememts » et « irrégularités » constatés par eux pendant le vote.

Parmi ces irrégularités « importantes » figure « l’impossibilité pour quelque 600 personnes de retrouver leur nom sur la liste électorale dans le quartier Elmina de Nouakchott malgré leurs reçus d’inscription », selon ces partis, qui ont accusé la Céni de « faiblesse notoire ».

 

Le score des islamistes de Tewassoul, légalisé en 2007 et dont c’était la première participation à un scrutin, constitue l’un des importants enjeux des élections de samedi.

 

Quelque 1,2 million d’électeurs étaient appelés à renouveler l’Assemblée nationale, qui compte 146 députés, et les conseils municipaux de 218 communes.

 

C’étaient les premières législatives et municipales depuis 2006, deux ans avant le coup d’Etat de Mohamed Ould Abdel Aziz, un ancien général élu président en 2009 dans des conditions contestées par l’opposition