Majorité absolue de députés pour le parti présidentiel

, par  Webmastrer , popularité : 90%

Le parti présidentiel UPR a obtenu la majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale en Mauritanie, selon des résultats officiels des élections législatives annoncés ce soir, qui le placent également en tête des élections municipales.

L’Union pour la République (UPR, au pouvoir) a obtenu 74 sièges sur les 147 de l’Assemblée nationale et, avec ses alliés, rafle un total de 108 sièges de députés, contre 37 pour l’opposition. Aux municipales, le parti présidentiel a également remporté la victoire dans 154 communes sur les 218 que compte le pays.

Les islamistes dénoncent des irrégularités

Le parti islamiste mauritanien Tewassoul a dénoncé dimanche d’"énormes irrégularités" dans les élections législatives et municipales, qui lui ont néanmoins permis, affirme-t-il, de devenir le deuxième parti du pays.

Les résultats officiels du scrutin, boycotté par une partie de l’opposition, n’ont pas encore été dévoilés mais sont attendus dimanche ou lundi, selon la Commission électorale.

Ces élections "n’apporteront aucune solution à la crise" politique en Mauritanie, à cause des "énormes irrégularités qui les ont marqués" et du boycott d’une partie de l’opposition, a déclaré dimanche à la presse le président de Tewassoul, Jemil Ould Mansour.

Ce dernier a affirmé que son parti, qui avait obtenu 12 députés au premier tour du 23 novembre, en a obtenu quatre autres au second tour de samedi, portant à 16 le nombre de ses députés à l’Assemblée nationale. Ce score, s’il était confirmé officiellement, ferait de Tewassoul le deuxième parti du pays et la première force de l’opposition au Parlement.

Tewassoul est l’unique formation des 11 partis d’opposition de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) à avoir participé aux scrutins, boycottés par les autres membres de cette coalition.

Fort de ses résultats, le président du parti islamiste a appelé dimanche à un "dialogue urgent" pour résoudre la crise politique. "J’en appelle à un dialogue urgent pour résoudre cette crise qui dure depuis le coup d’Etat de 2008", a déclaré à la presse Jemil Ould Mansour.


Echos&Confi

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