Mauritanie : Le leader antiesclavagiste, de nouveau séquestré

, par  masterEveil , popularité : 11%

Le 7 août, très tôt, la police interpellait, chez lui, Biram Dah Abeid, prétendant, tête de liste nationale du parti Sawab, à la députation. Le motif de l’arrestation n’a pas été évoqué. Les agents précisaient juste que l’ordre venait « d’en haut ».

Cette soudaine privation de liberté coïncide, le même jour, à quelques heures près, avec la remise, par la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), des actes de validation nominale des candidatures.

Depuis son retour des États Unis d’Amérique, le 1 aout 2018 Monsieur Biram Dah Abeid menait des activités de mobilisation populaires durant la nuit, dont le succès devait se traduire par un vote massif, en septembre prochain.

D’après des sources judiciaires, le leader de l’organisation non reconnue Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (Ira) serait poursuivi suite à la plainte d’un journaliste auquel l’opposait une vive polémique, depuis des semaines.

Le détenu, familier des prisons de Mauritanie, s’apprêtait à incarner, dans la future assemblée, l’alternative frontale, à la société et au pouvoir, tous deux produits de la domination selon la naissance. Militant des droits civiques, prix des Droits de l’Homme de l’Onu et champion de la lutte contre le racisme et l’extrémisme religieux en Mauritanie, Biram Dah Abeid risque, désormais, l’exclusion du jeu partisan.

Seule sa libération prompte et sans condition garantirait, au scrutin, crédibilité et transparence. Biram Dah Abeid reste insusceptible de commettre un délit de fuite, n’ayant jamais tenté d’échapper à l’injonction légale même quand elle lui semblait sujette à caution.

Nouakchott, le 8 août 2018
La commission de communication
biramdahabeid.org (Note d’information)


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