Mauritanie : des syndicalistes dénoncent l’atteinte aux libertés

, par  masterEveil , popularité : 9%

La Confédération Générale des Travailleurs de Mauritanie (CGTM), l’une des principales centrales syndicales dans le pays, a condamné, lundi 27 août courant, l’atteinte aux libertés fondamentales qui « prennent de l’ampleur et qui vise à priver les citoyens de leur liberté de penser et d’agir ».

Dans un communiqué de protestation, la centrale syndicale note « une recrudescence de la violation des libertés individuelles et collectives sur un fond de prétextes et d’accusations visant à diaboliser les victimes ».

L’allusion est faite ici aux cas des homme d’affaires en exil, Mohamed Ould Bouamatou et Mohamed Ould Debagh dont les biens ont été saisis ou gelés sur décision du Parquet il y a quelques jours.

« Ces victimes ont connu les pires accusations fantaisistes et fallacieuses qui cachent mal des règlements de compte érigés en épée de Damoclès à l’endroit de citoyens dont la liste devient de plus en plus longue », peut on lire dans la note de la CGTM.

Elle a rappelé que les deux hommes d’affaires en question « soutiennent des œuvres sociales, surtout au bénéfice de toutes les couches de la population, mais surtout les plus démunis, à l’instar des travailleurs ».

C’est le cas de l’hôpital privé ophtalmologique de la Fondation Bouamatou qui constitue, selon elle, « une réponse en soins de santé intenses et d’utilité publique face aux sollicitations des citoyens face à leur pouvoir d’achat de plus en plus faible devant la cherté de la vie à cause des hausses répétitives des prix et des taxes sur tous les produits de première nécessité ».

La centrale syndicale a également lancé un appel aux pouvoirs publics d’œuvrer pour une paix sociale, garante de tout développement et de permettre la liberté de conscience et d’expression à tous les citoyens, en mettant fin aux harcèlements fréquents dont sont victimes tous ceux qui ont un point de vue sur la marche de notre pays.

Elle a souligné que tous les citoyens et leurs biens doivent être protégés par l’Etat, rappelant que la justice est un instrument précieux de préservation de l’égalité et de l’intégrité des populations qui doit être protégé contre toutes les atteintes à sa souveraineté.


Echos&Confi

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