Me Fatimata Mbaye, lauréate du Prix de la femme Goralska 2016

, par  masterEveil , popularité : 10%

Maître Fatimata Mbaye, avocate et présidente de l’Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH) engagée pour les droits des femmes dans son pays, a été honorée, pour ses engagements, par le Prix de la femme Goralska 2016. La récompense vise à distinguer « une femme d’exception, engagée pour améliorer les modes de vie de sa communauté et de son milieu professionnel, social et politique ».

C’est la danseuse-étoile et chorégraphe Marie-Agnès Gillot qui a remis son prix à Fatimata Mbaye, aux côtés de Corinne Evens, fondatrice de la marque Goralska et de ce prix prestigieux. Le jury *, exclusivement féminin, est présidé par Monique Canto Sperber.

« Une femme d’exception ! », voilà ce qui m’a convaincue d’être la marraine du prix Goralska décerné, pour sa première édition, à Fatimata MBaye. Cette noble dame a été, dans son pays, la Mauritanie, la première en de nombreux domaines, avec tous les dangers que cela représente. Toute sa vie a été consacrée à un combat, la cause de la liberté.

Elle y a fait preuve d’une exigence et d’une détermination que les difficultés rencontrées sur le chemin n’ont pas entamées. Elle a été fidèle à l’engagement professionnel d’une vie, elle a fait entendre une voix, claire, pour défendre les opprimés et construit, aussi, une vie de femme et de mère ». Ce sont tous ces accomplissements que le jury du prix Goralska a su reconnaître.

Et la célèbre danseuse-étoile de s’enthousiasmer : « Première mauritanienne avocate, dès 1988, Fatima MBaye s’est consacrée à restaurer la liberté et la dignité humaine, ce qui, dans son pays, signifie, de manière douloureusement concrète, la lutte contre toutes les formes d’esclavage : 20% de la population y vivent encore en condition de servitude.

A maintes reprises, sa vie a été menacée, sa liberté aussi, mais elle n’a jamais cédé, défendant ceux qui avaient besoin d’elle, des personnes accusées d’apostasie aux veuves dont les maris ont été tués, lors de violences civiles.

Je vis dans un monde infiniment plus apaisé, où je n’ai rien vécu de tels risques et dangers, mais je me sens en proximité avec la vie de Fatimata. Je suis une danseuse-étoile à l’Opéra de Paris, une vie quotidienne de travail et d’engagement, avec la satisfaction d’être au service de l’art et de rechercher une beauté plus grande que moi. Je suis aussi chorégraphe et, dans la danse comme dans la création, j’ai très tôt senti que la prise de risques est toujours présente.

C’est pourquoi je voudrais, en remettant ce prix Goralska, si différent de tous les autres car placé sous le signe d’une collection de bijoux conçue par Corinne Evens, en hommage à la femme moderne, ajouter, à la vie que vit cette femme si belle, majestueuse et impressionnante, un moment de grâce, comme une légèreté au-delà de tous les efforts », a conclu Marie-Agnès Gillot.


* Membres du jury du Prix de la femme Goralska 2016 :

- Aude de Thuin, fondatrice du Women Forum à Deauville et responsable du Forum Women in Africa

- Franka Holtmann, directrice générale de l’Hôtel Meurice

- Peggy Dulany Rockfeller, présidente de Synergos

- Karine Guldemann, déléguée générale de la Fondation ELLE chez Lagardère Active

- Eléonore de la Charrière, déléguée générale de la Fondation Culture et Diversité Karine Ohana, manager-partner de Ohana&Co

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