Meurtre de Riyadh par un bissau-guinéen : la chronologie des faits

, par  masterEveil

La famille de Mohamed Ould Baba, professeur de son état et ancien maire de la commune de Keur-Macène avait hébergé en 2004 à Riyad, le bissau-guinéen Bacar Hassen (22 ans environ) lorsque celui-ci fut abandonné par une famille de Keur-Macène pour laquelle, il travaillait dans un champ.
A un certain moment, la famille l’engage comme domestique et percevait son salaire régulièrement.
Mais comme son comportement allait à l’encontre des valeurs islamiques, la famille décide de rompre contrat avec lui. Malgré cela, l’ancien domestique continue à fréquenter la famille qui l’employait.
Le jeudi 18 mai, Minetou Mint Mohameden Bih, la mère de la famille se rend au village pour des raisons familiales et laisse les enfants comme d’habitude à la maison. Le lendemain, à 7 heures 30, Mohamed Ould Baba demande aux deux enfants de se préparer pour aller à l’école.
Ahmed Salem Ould Mohameden (10 ans) qui souffre d’une fièvre reste couché dans sa moustiquaire. Son jeune frère (6ans) ne pourra pas se rendre seul à l’école. Ce dernier, après avoir pris son petit déjeuner, s’installe avec ses jouets à côté de sa vieille grand-mère (89 ans).
A 10 heures, Bacar Hassen, armé d’un poignard et d’une corde s’infiltre dans la maison et se dirige dans la chambre, où, dormait le petit Ahmed Salem. Sous le regard du jeune frère, Bacar noue la corde au cou d’Ahmed Salem et l’égorge de sang froid.
Pris de peur, le petit frère d’Ahmed Salem sort en courant avertir le boutiquier. Entretemps, l’assassin sort l’arme à la main. Il sera neutralisé par le commerçant et quelques voisins avant d’être arrêté par des éléments du commissariat 2 de Riyad où il est entendu par les services de la police judiciaire.
Averti, le père du petit Ahmed Salem se présente au commissariat et confirme que le domestique travaillait chez lui et percevait régulièrement son salaire. Après les enquêtes, l’assassin Bacar Hassan âgé de 22 ans est transféré à la brigade des mineurs qui se trouve dans le quartier Carrefour-Madrid à Arafat.

Par Aboubecrine SIDI
Tawary