Opinion : Dr Moulaye successeur à 99% du Président sortant Ould Abdel Aziz

, par  masterEveil , popularité : 14%

« Non, je ne me représenterai pas dans la mesure où je vais respecter la Constitution et la Constitution dit que je ne peux pas me représenter au-delà de deux mandats », a affirmé le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz dans sa dernière interview.

« Je vais continuer à m’engager pour la Mauritanie, je reste en Mauritanie et je continuerai à faire de la politique. Je suis là et je ne quitte pas le pays. Je continuerai sur la même voie. Dès que la Constitution me permettra de me représenter, je le ferai », a-t-il dit.

« Donc, si je ne peux pas me représenter au 3ème mandat, je peux me représenter après. La Constitution ne m’empêche pas de me représenter après », a-t-il ajouté.

Quelques mois auparavant, en février 2018, Aziz se confiait à la Une du magazine « Jeune Afrique » dans ses lignes : « Je soutiendrai un candidat en 2019 ».
Répondant à la question « Avez-vous un dauphin ? », le Président est on ne peut plus clair :

« L’avenir le dira, car je n’ai pas encore fait mon choix. Parmi les 3,5 millions d’habitants de la Mauritanie, chacun est libre de se porter candidat. Je soutiendrai l’un d’entre eux ».

Avec ces toutes petites vacances prises à l’Est mauritanien, dans la nouvelle moughataa de N’Beiket Lahouach, créée par son propre système, après avoir présidé la cérémonie de lancement de la 8e édition du festival des villes anciennes de Oualata, en compagnie de son tout Premier ministre à son accession au pouvoir en 2008, en l’occurrence Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, Ould Abdel Aziz ne garde plus tout le mystère sur l’identité de son successeur au palais ocre.

La nomination du l’ex Chef d’Etat-major général des armées le Général de division Ould Ghazouani au ministère de la défense nationale et son remplacement par son adjoint le Général de Division, Mohamed Cheikh Mohamed Lemine dit Lebrour, ne serait qu’une partie du gigantesque chantier politique en perspective de cette transition pacifique minutieusement menée, pour installer Dr Moulaye au pouvoir .

C’est d’autant vrai que cette perspective, soutenue par le Boss est assurée d’être saluée à l’unanimité au sein des rangs de la Majorité, voire bénéficier d’un jugement favorable des opposants, qui se verraient dans cette orientation, dans l’impossibilité de trouver un challenger de consensus de poids, pour se mesurer à un adversaire de l’ossature de Dr Moulaye au parcours propre, au témoignage de tout le spectre politique, économique et social mauritanien.

Autant d’atouts réunis qui, abstraction faite d’Aziz, de la majorité et de l’opposition voire de la communauté internationale, qui sont des points de force déjà acquis par Dr Moulaye, créditent à plus d’un titre Ould Mohamed Laghdaf de la qualité de « Présidentiable le plus certain et le plus favori », lancé dans la course à partir de n’importe quel orbite du ring présidentiel de 2019.

Alors, pourquoi Aziz se mettrait à « chercher midi à quatorze heures », alors qu’il détient le sésame de la grotte d’Ali Baba en main.

Tout autre candidat que Dr Moulaye, qui a servi le Boss sans faute note 7 ans environ, ne saura mettre en confiance Ould Abdel Aziz, dont les mauritaniens se sont fortement familiarisés aux réserves et ne saura donc garantir l’issue tant souhaitée de l’équation à plusieurs inconnues de la Présidentielle de 2019.

Md O Md Lemine
mdhademine@yahoo.fr


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