PEGG/Boully-Guidimagha : Entre l’indifférence et mauvaise gestion des structures gestionnaires

, par  masterEveil , popularité : 11%

Les populations de la localité de Boully se trouvent depuis des années durant, épinglées entre l’inadvertance et la culpabilité des responsables de la gestion du réseau d’adduction d‘eau potable réalisé dans le cadre du Programme Eau Guidimagha-Gorgol (PEGG). Ces travaux ont été réalisés sous maîtrise d’ouvrage de la direction de l’hydraulique.
En effet, depuis l’installation du réseau d’adduction d’eau potable à Boully, notamment ces derniers temps, les populations se plaignent de la gestion calamiteuse des services de gestion assurés par un délégataire privé basé à Nouakchott. L‘accès à l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant.
Le disfonctionnement du système d’alimentation en eau potable du village, dans la gestion et l’approche, est tel qu’on est appelé à se demander, comment une telle anarchie peut encore exister après des nombreux recours auprès du délégataire et surtout de la direction de l’hydraulique.
Chaque fois qu’il y’a panne, devenue quotidienne, des rapiècements sur mesure sont réalisés par cette entité de gestion en dérive qui se soucie plutôt de sa survie dans un désordre, que des droits, de la santé et de l’amélioration des conditions de vie des populations en matière d’accès à l’eau potable.
Les habitants de Boully sont toujours victimes des coupures, des pannes incessantes et d’un manque cruel d’eau potable qui nécessite des solutions rapides et fiables.
Ces disfonctionnement qui ont fait l’objet de plusieurs recours au niveau des services concernés de l’Etat et du délégataire n’ont pas été pris au sérieux. Au contraire, la situation s’empire de jour en jour avec un dérèglement à la clé, à travers des factures d’eau même si les gouttes d’eau se font rares.
Cette situation est devenue insupportable pour les habitants. Elle s’empire de jour en jour. Ce n’est pas la première fois, qu’une telle situation se produise, et à chaque fois, les mêmes refrains ressurgissent sans mesures d’accompagnement des services concernés ni solutions du délégataire qui trouve toujours normal de voir les populations se démêlés.
Le problème, ce n’est pas qu’il n’y a pas des nappes souterraines, mais plutôt un manque de bonne volonté manifeste de gestion de la part des responsables des structures concernées qui sont pourtant au courant de cette situation infernale que vit les populations depuis des années. Les questions sont pourquoi laisse- t-on- ce laisser aller ? Profite-t-il à qui ? Pourquoi des milliers de personnes sont sacrifiées au vu et au su des services concernés sans réactions ?
Ces derniers temps, les populations se ravitaillent à partir des puisards avec beaucoup des risques sanitaires.
Des solutions rapides s’imposent pour pallier à tout problème sanitaire et de dégradation des conditions de vie des citoyens innocents et pauvres, qui payent malgré les disfonctionnements tous les mois, les factures de leurs robinets qui coulent à peine.

Samba Fofana

Linformation


Echos&Confi

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