Point de Mire : Mohamed Ould Noueigheidh PDG de la BNM. Futur président du Patronat Mauritanien ?

, par  masterEveil , popularité : 0%

Une nouvelle publiée par le site en ligne « Noudhiboutoday », qui semble relayer des informations qui circulent sur les réseaux sociaux, prête à l’homme d’affaire Mohamed Ould Noueigheidh l’intention de présenter sa candidature aux prochaines élections de la présidence du Patronat Mauritanien.

C’est plus qu’une nouvelle. C’est même une très bonne nouvelle, si elle était confirmée officiellement par l’intéressé. Mohamed Ould Noueigheidh, PDG par ascendance du Consortium Ehel Noueigheidh, est un intellectuel et un financier qui a évolué dans l’environnement des affaires de sa famille l’une des plus fortunées du pays. Cette évolution dans un milieu économique et financier a fait de lui un technocrate multidimensionnel et hors pair qui, a, par son intelligence et style personnel dessiné les contours d’un nouveau modèle de profil des affaires dans notre pays.

La famille Ehel Noueigheidh, plus qu’un nom. Une Légende

La Famille Ehel Noueigheidh c’est plus qu’un nom. C’est une Légende dans les affaires de notre pays. C’est une très grande école de formation professionnelle cotée sur la chaine des valeurs du commerce traditionnel qui a progressé depuis les années soixante avec succès vers les sommets de la réussite. La pédagogie commerciale enseignée par Abdallahi Ould Noueigheidh père (Rahmetou Allah Aleihi), est un Cas d’Ecole aujourd’hui répandu partout dans l’informel. Mais même, au-delà de cette étape élémentaire dans les affaires, elle constitue un exemple de réussite qui a fait des émules dans tout le pays.

Abdallahi Ould Noueigheidh, avait marqué de ses empreintes indélébiles, pour beaucoup de générations, toutes les étapes à franchir pour une clé de succès et de réussite dans le commerce et l’industrie. Depuis les premières lancées, (dans les foires de Tindouf, les marchés sous régionaux des années 70 et jusqu’aux années 80), et par un mariage consensuel entre l’industriel, le commercial traditionnel et moderne, Mohamed Ould Noueigheidh, l’actuel PDG du Groupe a prolongé le parcours de son défunt père en propulsant les affaires de la famille dans la gestion moderne de l’entreprise.

Mohamed Ould Noueigheidh, véritable profil de l’homme d’affaire du 21 ème siècle, est aujourd’hui à la tête d’une des plus grandes richesses du pays. La richesse héritée des activités de son père, une grande figure traditionnelle et influente de l’Adrar, a été renflouée par la dynamique de Mohamed, ce jeune banquier père de la fusion financière entre la BIMA et de la SMB en 1989. Onze ans après son entrée dans le paysage bancaire du pays, paysage qui était à l’époque déformé par des séries de mauvaises gestions, de mauvaises gouvernances et des détournements sans précédents, Mohamed Ould Noueigheidh avait posé, le 1er avril 2010, la première pierre du siège de la BNM.

Cette banque dont les initiales auraient pu se traduire aussi par, Banque Noueigheidh Mohamed, du nom de son fondateur est devenue une plateforme incontournable du paysage bancaire avec des activités centrées sur une proximité géographique et commerciale étendue au Sénégal, au Mali, en Côte-d’Ivoire, en Guinée Conakry, et en Algérie.

Mohamed Ould Noueigheidh, une longueur d’avance sur les autres.

Le PDG du Groupe Noueigheidh, avait déjà et avant tout le monde centré ses activités sur une dynamique de mise en place de multiples vecteurs orientés sur la pêche, l’énergie, l’agro-alimentaire, le dragage, la téléphonie mobile, taillés sur des Partenariats Publics Privés (PPP). Bien que ses idées avaient été volées et détournées (à d’autres fins et en d’autres circonstances par des chasseurs d’opportunité), cela n’avait pas empêché, Mohamed Ould Noueigheidh, -aussi héritier de la sagesse et de la foi de son père- de persévérer et de travailler par ses propres moyens pour atteindre ses objectifs.

Performances dans le social et l’humanitaire aussi.

La Fondation Noueigheidh à caractère humanitaire et social, est active par un soutien aux programmes et aux activités des pouvoirs publics. La Fondation prend en charge les frais de fonctionnement de l’hôpital de Chinguetti et en 2015 avait doté l’hôpital psychiatrique d’un scanner de dernière génération. En 2013 elle avait appuyé l’équipe féminine de Basket Ball. Par ailleurs cette fondation a financé plusieurs forages d’eau douce au profit des populations de zones enclavées.

Mais au-delà même de tous ces éléments, si l’information diffusée par nos confrères du journal en ligne Noudhiboutoday était confirmée officiellement, c’est donc, il faut le répéter sans peur de se tromper, une très bonne nouvelle pour le devenir du Patronat Mauritanien.

Cette institution dont le Secrétariat Général est tenu par, El Kory Ould Abdel Mollâ, un (ancien ministre, une des meilleures compétences de ce pays), aura beaucoup à gagner en portant à sa tête Ould Noueigheidh pour retrouver la crédibilité et sa vraie vocation industrielle et commerciale, un objectif que lui confèrent ses statuts.

C’est pourquoi, si l’information annoncée par nos confrères était fondée, c’est donc une bonne nouvelle. Et, dans ce cas, il serait plus profitable pour les différentes fédérations industrielles, minières et commerciales d’accompagner cette décision par un soutien massif afin de redynamiser et de créer un environnement favorable à des perspectives nouvelles pour le Patronat Mauritanien et donc pour le climat des affaires.

Si, Mohamed Ould Noueigheidh, le puissant argentier mauritanien était porté à la tête de cette grande institution, les adhérents auront choisis la performance. Parce qu’il est évident que Mohamed Ould Noueigheidh, qui avait pu, il y’a quelques années faire siroter François Hollande un thé à la menthe sous les palmiers de N’Terjit, serait bien capable d’encourager les investisseurs à renouer la confiance avec nos hommes d’affaires en profitant du climat favorable instauré par le régime actuellement en place.

C’est une nécessité d’autant plus que la plupart des potentiels investisseurs avaient mis une croix et un posé un sens interdit sur la voie qui mène à l’investissement en Mauritanie à cause d’antécédents d’escroqueries multiples. 

Si le projet de candidature de Ould Noueigheidh fils était envisagé, souhaitons-lui bonne chance et surtout prions le bon dieu que les élections ne se déroulent pas pour lui, comme elles se sont passées pour le Dr. Leila Bouamatou, qui était en juin dernier candidate aux élections de la présidence de la Fédération des Banques et Institutions Financières, (FIF) dont la victoire était pourtant acquise avant que cette victoire ne soit « taclée » par le vote de censure des électeurs de la Banque Centrale de la Mauritanie (BCM) qui, en bloc avaient votés pour son rival Mohamed Ahmed Salem Ould Bouna Moctar, DGA de Banque El Amana, renversant ainsi la tendance par une ingérence flagrante et inexpliquée des pouvoirs publics.

Ce qui avait évidemment et à raison déçu la candidate, Leila Bouamatou, la première femme propulsée à la tête d’une des plus fortes institutions financières du pays par ses compétences, son savoir-faire et sa vision futuriste pour un système bancaire ouvert sur des perspectives nouvelles.

Mohamed Chighali
Journaliste indépendant.


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