Présentation du livre « Mai più schiavi » « Plus jamais d’esclaves »

, par  masterEveil , popularité : 25%

Le « Mai più schiavi », (Plus jamais d’esclaves » sur le leader de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid et de son arme de combat basée sur la lutte pacifique , de l’auteure Maria Tatsos fera l’objet le mercredi 16 mai courant à 18h30, d’une présentation au PIME de Milan (salle Beato Mazzucconi - via Mosè Bianchi, 94),

Maria Tatsos raconte dans son ouvrage la lutte pacifique de Biram Dah Abeid pour l’abolition réelle de l’esclavage dans son pays : la Mauritanie.

Les femmes travaillent quinze à vingt heures par jour et sont souvent violées par les patrons et leurs proches. Les enfants sont considérés comme des esclaves avant même d’être nés et commencent à travailler dés la petite enfance. Les hommes reçoivent, en échange de leur activité, à peine de quoi se nourrir. C’est une vérité toute crue de ce XIXe siècle, vécue quotidiennement en Mauritanie, malgré une abolition officielle de l’esclavage en 1981.

Il est difficile aujourd’hui de chiffrer le nombre de Noirs (plus 540.000, victimes de formes multiples d’asservissement de la part des arabo-berbère, avec le consentement tacite des autorités politiques et religieuses.

Pour renverser cette situation, Biram Dah Abeid, noir et petit-fils d’un esclave, mais né libre, a créé en 2008 l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) dont l’objectif est de lutter avec des moyens pacifiques et non violents en faveur des droits de l’homme et pour l’émergence d’une société sans esclaves.

Emprisonné à plusieurs reprises, Biram a pu attirer l’attention la communauté internationale sur cette situation. En 2013, il a reçu le prix des droits de l’homme de l’ONU et l’année suivante, il a été nominé pour le prix Nobel de la paix. La presse internationale l’a comparé à Nelson Mandela et Malcolm X.

En réalité, les modalités de sa lutte le rapproche du Mahatma Gandhi. « Je préfère être comme je suis Biram, » dit-il avec un sourire. Le défenseur qui fait la promotion des marches pacifiques et des sit-in, mobilise le public et fait entendre la voix des esclaves aussi bien à l’intérieur du pays qu’en dehors des frontières de la Mauritanie. Ce sont les efforts révolutionnaires de Ould Abeid et des militants de l’IRA contre le statu quo prévalent que les femmes Haratines et les hommes d’aujourd’hui ont le courage de briser les chaînes qui les maintiennent sous le joug de la domination et de la dépendance économique et morale de leurs compatriotes arabo-berbères. Un combat mené pacifiquement, sans violence ou provocation.

C’est d’ailleurs là une caractéristique fondamentale de la politique antiesclavagistes dee l’IRA Mauritanie et de son fondateur : la lutte pour revendiquer les droits des Noirs encore soumis à des formes d’esclavage doit être absolument pacifique. Biram croit à la grandeur de ses idées et à la au caractère juste et efficace de sa bataille.

La journaliste Maria Tatsos aborde dans son « Mai più schiavi » (Plus jamais d’esclaves), l’histoire et l’engagement de Ould Dah. Il s’agit d’une démi-biographie racontée par la voix de Biram lui-même.

 « Pour l’entendre parler - sans invectives ou un mot de haine envers la classe dirigeante arabo-berbère responsable de cette situation - qui rappelle un autre grand homme, de petite taille, qui a su plier avec ses idées tout un empire. Avec opiniâtreté, énergie et modestie, Biram souscrit, rêvant d’une Mauritanie dans laquelle aucun être humain n’est maître de la vie d’autrui ".

A propos de l’auteur

Maria Tatsos, d’origine grecque, est une journaliste professionnelle. Diplômée en sciences politiques et diplômée en langue et culture japonaises au IsIAO de Milan. Elle travaille actuellement comme indépendante et collabore avec le Musée des peuples et des cultures de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères (PIME). Elle tient des cours d’écriture autobiographique, elle écrit des ghostwriters et est l’auteur de quelques livres, abordant les droits des consommateurs et les religions asiatiques. Elle a publié avec Paoline, il roman historique La Fille de la Mer Noire, la tragédie des Grecs du Pont (20172).

Traduit de l’Italien par Md Ould Md Lemine


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