Rentrée scolaire 2017-2018 : Beaucoup de...

, par  masterEveil , popularité : 19%

Rentrée scolaire 2017-2018 : Beaucoup de moyens pour quels résultats ?
La rentrée scolaire 2017-2018 a officiellement débuté le 2 octobre dernier, mais, si du côté des autorités chargées de l’enseignement, tout a été fait pour assurer un début fort de cette rentrée et des résultats importants à court terme, les élèves ne se bousculent point devant un secteur en perte de vitesse, qui ne mène vers aucun débouché.

D’importants moyens mobilisés

Le ministre mauritanien de l’Education nationale, a affirmé dans le cadre de la volonté des pouvoirs publics, d’opérer une mutation qualitative du système éducatif dans le pays, que l’année scolaire 2017-2018 sera riche de programmes, de stratégies et d’activités visant le déclenchement d’une mutation qualitative du système éducatif dans le pays.
Le ministre a rappelé à ce propos, un certain nombre d’activités menées par son département au cours de l’année écoulée dans le cadre d’un plan décennal (2010/2020) sur l’amélioration de la qualité de l’enseignement.
Parmi ces activités figurent la construction de 26 écoles, 17 collèges, 9 lycées et deux écoles de formation et le lancement d’un programme de réhabilitation des infrastructures scolaires permettant de réhabiliter 60 écoles et de construire 4 écoles et 53 salles de classe.
Dans le domaine de la scolarisation accentuée des filles, le ministre a souligné l’intention de son département de prendre en charge le transport quotidien de 1920 files, au niveau de 12 lycées, au niveau de quatre wilayas de l’intérieur du pays.
Concernant le renforcement des outils pédagogiques, il a évoqué l’ouverture de il 80 kiosques, la revitalisation des instituts pédagogiques régionaux et la distribution de 782 000 livres toutes disciplines confondues, dont 247 000 livres distribués gratuitement aux étudiants issus des familles les plus démunies,
Malgré tout des problèmes persistent
Quoique la volonté des autorités reste ferme et animée d’un grand optimise, des problèmes, qui peuvent venir au bout de cet engagement manifeste, se posent.
Il y a d’abord le déficit en infrastructures scolaires, qui engendre des sureffectifs dans les classes dans certaines régions et particulièrement en milieu rural. Certains établissements scolaires se trouvent également dans un état déplorable ne permettant pas aux élèves de s’y rendre.
C’est le cas dans certains établissements de la capitale durement affectés par les eaux souterraines et la salinité.
Certaines localités à l’intérieur du pays ne disposent quant à elles que d’une seule classe où se côtoient des élèves de différents niveaux.
La faiblesse des salaires des enseignants en Mauritanie et leurs conditions de vie peuvent toujours amener certains à tourner le dos à l’enseignement public d’où des répercussions négatives sur toute la chaîne.

L’enseignement le plus faible

Dans un rapport établi il y a quelque temps, la banque mondiale a qualifié le niveau de l’enseignement en Mauritanie du plus faible dans le monde arabe et dans la région où elle se trouve.
Dans celui publié il y a quelques jours par le forum économique mondial relatif aux indicateurs de l’enseignement supérieur et du perfectionnement, le pays pointe à la dernière place parmi les 137 pays cités dans le rapport avec une moyenne de 1,9.
Ce rapport est établi selon un ensemble de critères dont par exemple la qualité du système éducatif et la moyenne d’admission à l’enseignement supérieur et secondaire.
Un rang que la Mauritanie n’a pas quitté depuis 2015, déclarée par le chef de l’état année de l’éducation.

Avec agences