"Si entre 2005 et 2008, on avait noté une évolution positive, on enregistre, ces dernières années, des violations graves et massives des droits humains" (FONADH/Déclaration)

, par  masterEveil , popularité : 16%

En 1950, L’Assemblée Générale des Nations Unies a invité tous les Etats et toutes les organisations internationales concernées à célébrer le 10 décembre de chaque année, la Journée Internationale des Droits de l’Homme. Elle marque l’anniversaire de l’adoption en 1948, de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Dans notre pays, comme chaque année, le FONADH saisit l’occasion de cette célébration pour faire le point de la situation des droits humains en Mauritanie, afin d’alerter l’opinion publique nationale et internationale, sur les violations constatées sur le territoire national.

Si entre 2005 et 2008, on avait noté une évolution positive, en matière de droits humains (loi incriminant les pratiques esclavagistes, rapatriement des réfugiés, Création de la commission nationale des droits de l’homme, etc.), il reste qu’on enregistre, ces dernières années, des violations graves et massives des droits humains.

En effet, la limitation des libertés publiques, la répression violente des manifestations pacifiques, les arrestations arbitraires de militants anti esclavagistes, de militants du mouvement dit du 25 Février, l’exclusion d’une partie importante de la population négro-africaine et H’ratine quant à l’accès aux services de l’état civil, l’accaparement des terres de culture et de pâturage de paysans pauvres et sans défense, etc. constituent quelques exemples saillants du tableau peu reluisant des droits humains en Mauritanie.

Il faut signaler que le pouvoir utilise les biens publics, pour essayer de tromper l’opinion publique internationale, à travers l’envoi, à l’étranger (Genève, Banjul, New York, etc.), de délégations aussi pléthoriques que folkloriques, pour déclamer des discours auxquels personne ne croit. La duperie consistant à présenter des textes, il est vrai en progrès, mais qui sont en net porte-à-faux avec la réalité douloureuse du vécu quotidien des populations mauritaniennes.

A l’occasion de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, les responsables et militants des organisations membres du FONADH :

- s’inclinent pieusement devant la mémoire de toutes les victimes des violations des droits humains d’hier et d’aujourd’hui ;

- encouragent tous les militants des droits humains à poursuivre leur juste lutte pour l’édification d’un Etat de droit en Mauritanie ;

- invitent les pouvoirs publics à un respect plus scrupuleux des libertés fondamentales du citoyen.

Nouakchott, le 10 décembre 2016

Les organisations membres du FONADH signataires

• Association Mauritanienne des Droits de l’Homme (AMDH)

• Collectif des Rescapés Anciens Détenus Politiques Civils Torturés (CRADPOCIT)

• Collectif des Veuves

• Comité de Solidarité avec les Victimes des Violations des droits de l’homme (CSVVDH)

• Groupe d’Etudes et de Recherches sur la Démocratie et le Développement Economique et Social (GERDDES)

• Ligue Africaine de Droits de l’Homme / Section Mauritanie

• Regroupement des Victimes des Evénements 89 -91 (REVE)

• SOS-Esclaves

• Association Des Femmes Chefs de Familles (AFCF)

• Association Mauritanienne pour la Promotion de la Culture et de la Langue Sooninke (AMPCLS)

• Association pour la Renaissance du Pulaar en R.I.M (ARPRIM)

• Association pour la Promotion de la Langue Wolof en RIM (APROLAWORIM)

• Association d’Appui au Développement à la Base des Communautés (SALNDOU)

• Association pour le Développement Intègre de l’Enfant (APDE)

• Association pour le Renforcement de la Démocratie et l’Education Citoyenne (ARDEC)

• Ligue Mauritanienne des Droits de l’Homme(LMDH)

• Collectif des Anciens Fonctionnaires de la Police Victimes des Evénements de 1989

• Union Nationale des Rapatriés Mauritaniens du Sénégal (UNRMS)


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