Tabaski : entre mouton Ladoum, cheveux Naturels et Getzner ou se trouve la foi ?

, par  masterEveil

L’Eid El Kabîr communément appelée Tabaski au Sénégal qui commémore la soumission du prophète Abraham (PSL) à Dieu et symbolisée par l’épisode où il accepte d’égorger, sur l’ordre de Dieu, son unique fils Ismaël qui fut substitué au dernier moment par un mouton qui servira d’offrande, est une fête célébrée au Sénégal à grande pompe qui peut servir de baromètre à la mentalité paradoxale sénégalaise.

Si le rituel de sacrifice du patriarche Abraham (PSL) est centré sur la foi et la soumission totale en Dieu, il en ait autrement pour bon nombre de sénégalais dont une bonne majorité ignore l’essence même de la fête qui est plutôt une occasion de paraître et étaler une certaine richesse fictive avec des folies de grandeur qui frisent le ridicule. La fête de Tabaski est synonyme d’insomnie pour bon nombre de pères de famille au Sénégal et leur sommeil souvent hanté par une peur viscérale de la risée que seront leur progéniture si jamais ils ne parvenaient pas à acheter un gros bélier et des habits tous neufs à un pléthore de bouts de bois de Dieu.

Le pauvre gorgoolou sénégalais préfère la mort que d’amener un “Ray Mou dé Rayoul Mou dé” et d’être la risée de tout un quartier, où de gros et beaux moutons sont affichés partout à chaque porte de maison et les voisins se font la concurrence pour voir qui a le plus beau et gros bélier . Quitte à s’endetter, mettre sa maison en hypothèque, vendre les bijoux de sa première femme, détourner de l’argent le gorgoolou Sénégalais sacrifiera à la tradition d’Abraham a la sénégalaise dépourvu de toute quintessence. Alors que notre gorgoolou se démène comme un beau diable dans les rues de Dakar pour sécuriser son beau et gros bélier, certains nantis n’hésitent pas à acheter des moutons à des millions de francs répondant a leur standing social, sans considération aucune pour les plus démunis et aux antipodes des valeurs islamiques.

Avec la Tabaski, tout un système complexe est activé par certaines femmes pour paraître la plus belle avec de faux cheveux “naturels” souvent récoltés dans les temples hindous en offrande à leurs Dieux, ces mêmes cheveux polythéistes “naturels” atterrissent sur la tête de nos femmes sénégalaises musulmanes, un paradoxe que l’on ne saurait jamais expliquer.

Tabaski est le temps ou certaines relations sont redéfinies, ou certains petits amis sont laissés en rade parce que jugés trop pingres ou ne pouvant acheter le “Getzner” ou les cheveux naturels à leur belle nymphe qui en bonne “mbaraneuse” possède une collection de petits amants allant de l’immigré italien au banquier du coin, en passant par le tailleur du quartier. Tabaski à l’époque digitale et des nouvelles technologies rime avec les appels Viber, skype et whatsapp de nos nymphes sénégalaises à leurs petits amis aux quatre coins du monde à la quête perpétuelle du getzner et cheveux naturels, les plus osées et dévergondées se convertissent en belles de nuit ou jours occasionnelles dans les auberges de Dakar pour avoir une belle fête de Tabaski et être au diapason, si elles n’ont pas réussi a plumer leur nombreux prétendants ou prendre en location les fameux cheveux naturels.

Tabaski à la Sénégalaise quand tu nous tiens !

Belle fete de Tabaski a tous !

Source : sandaganews